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Ombre et lumière

2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 07:30

 

La description de l'extérieur du  château est ici.

 

 

Département :  36 - INDRE
  'Je me déshabille pour vous' dit elle

Le château :  (suite)

     L'intérieur :

L'imposant donjon

   En contournant la haute tour maîtresse, puis en suivant les vestiges de la courtine, j'ai la merveilleuse surprise de constater que le mur s'est écroulé. Ainsi, sans pénétrer dans la propriété privée, je peux voir l'intérieur du château et surtout les entrailles du donjon.

Voyez vous toutes les merveilles ?

  Ceux qui osent dire "Non Chevalier" doivent consulter un ophtalmologiste, car des "milliers" (ou presque) de détails se livrent à ceux qui savent lire les ruines.

  Que vois je :

1 - L'épaisseur du mur,

2 - Une fenêtre au sommet,

3 - Un fantôme de fenêtre sur la gauche,

4 - Un parement intérieur presque parfait,

5 - Plusieurs niveaux/étages,

6 - Une cheminée,

7 - ....

 Je vous laisse deviner la suite.

Le donjon primitif s'ennuie tout seul 

Une grande surface 'vide'

  Sur la pointe de mes chausses, je me hisse pour regarder au dessus de la luxuriante végétation. Je vois :

* D'abord, une grande surface verte dépourvue de bâtiment. Je suis certain que de nombreux communs existaient,

* Ensuite, le petit puits dans la haute cour,

* Et enfin, une fine tour au centre. C'est l'emplacement du donjon primitif  (le premier château).

 

L'autre donjon

  Je pensais que ce donjon primitif était posé sur une butte, mais en regardant avec attention, je remarque :

* Une entrée en partie basse,

* Des murs sur les 3 cotés de la haute construction,

* De fines ouvertures verticales à chaque étage.

Conclusion :

   Ce que je vois n'est point le donjon mais une tour escalier extérieur. Le bâtiment devait être de forme parallélépipédique. Une ronde tour flanque a dû lui être greffée ultérieurement.

   Mon explication justifie la présence d'une porte au niveau du sol. Au moyen âge, l'entrée d'un donjon était à plusieurs mètres au dessus.

 

Je repars, mais des surprises m'attendent

    Pensant avoir tout vu, lentement je rebrousse chemin quand mon oeil d'aigle voit, sur les murs, quelques systèmes défensifs. Ils semblent avoir été aménagés après la construction des parois. Leurs architectures diffèrent mais la forme du trou prouve que le château était encore fonctionnel à l'époque des premières armes à feu.

 

brosse-47

brosse-46

 

 

Histoire du château :

* Vers le 1er siècle, le site semble occupé par les Romains.

* En 974, le chroniqueur Aimoin de Fleury mentionne le nom de castrum quod Bruciadicitur. Le site appartiendrait à Giraud (ou Géraud), Vicomte (voir titre de noblesse) de Limoges.

* A la fin du 10ème siècle, le site semble appartenir à Guy 1er, Vicomte de Brosse.

* En 1001, un conflit oppose les deux coseigneurs du château : Adhémar, fils de Guy et Hugues de Gargilesse.

* En 1025, Adhémar décède. Il ne semblait plus être le seigneur de Brosse depuis quelques années (à vérifier).

* En 1325, Jeanne de Brosse épouse André II de Chauvigny. Elle apporte le château en dot.

* En 1370, en pleine Guerre de Cent ans, Guy II de Chauvigny, Vicomte de Brosse, prend le parti du Roi de France Charles V (voir liste). Cet acte déplait aux Poitevins. Puisque les Barons du Poitou ont massivement choisi le parti anglais, ils se doivent d'attaquer le château de Brosse devenu Français. Le château est partiellement détruit.

* Au 15ème siècle, le château n'est (peut être) plus habité par le Vicomte.

* Durant la deuxième moitié du 15ème siècle, un membre de cette grande famille, Jean de Brosse, devient maréchal de France et chambellan de Charles VII. Il est aussi le compagnon d'arme de Jeanne d'Arc.

* Au 16ème siècle, la famille Bourbon-Montpensier possède le château de Brosse.

* En 1768, Joseph de Fougières achète le château. Il fait démonter les pierres pour les utiliser dans son autre résidence. Tuiles, charpentes et poutres sont enlevées marquant la fin de ce château.

* Les hommes du 19ème siècle continuent le "pillage" du château. Ruine minimale sera son avenir.

* En 1820, une des tours s'effondre.

* En 1838, d'autres pans de murs s'écroulent. Les habitants du hameau profitent des pierres pour leur maison.

* En 1935, les ruines sont inscrites aux Monuments Historiques.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La découverte de l'intérieur semble possible certains jours. Veuillez respecter la ruine si fragile et la propriété privée.

 

Le vert, est ce l'espoir d'un futur sans démolition ?

 

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Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Berry : 18 36
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commentaires

Anne la Dauphinoise 06/03/2014 14:06

... Par contre, je vous demande une dernière chose sur le "castel secret de juin" lui-même, cette fois :
Est-ce un castel dont vous aviez fait paraître l'article il y a quelques années ? (et que vous reprendriez... parce que vous avez pu le visiter de l'intérieur cette fois, et par exemple...?)
Si-oui, j'ai peut-être trouvé son nom, par hasard, et en recherchant des liens sur... Jean de Bueil, lequel correspondrait à la description que vous donnez du compagnon de la Pucelle...
C'est drôle, car s'il s'agissait de ce castel, je m'apprêtais à aller y laisser un commentaire sous peu... à propos de Jean de Bueil (justement ?...), étant allée lire l'article il y a peu de jours
d'ailleurs.
Donc, je laisse ma prose en attente... jusqu'à juin ! Car je suppose que point n'allez répondre à ce commentaire !

Le Chevalier Dauphinois 06/03/2014 17:34



   Je crains de vous décevoir Belle Damoiselle. J'ai visité ce château il y a 4 ans, je n'ai fait l'article que fin février. La ruine était fermée au public, mais grâce aux ouvertures
et un prenant un peu de recul, j'ai pu découvrir un peu de ses entrailles que j'ai plaisir à montrer... en juin.


  Je ne pense pas revisiter ce château car il est loin de mon Dauphiné et, comme il se dégrade rapidement, je ne suis pas certain que l'association soit capable de sécuriser cette forteresse
d'un autre âge.



Anne la Dauphinoise 05/03/2014 07:46

Alors, j'imagine que ce sera Raoul de Gaucourt, car j'aimerais que ce soit lui, que je connais bien... parce qu'il est venu dans notre Dauphiné aussi, pour le "sauver", un jour, il y a quelques 600
ans...

Le Chevalier Dauphinois 05/03/2014 18:55



  Quelle coquine vous êtes !.... Vous allez me lister tous les compagnons plus ou moins proches de la Jeanne pour que je vous dévoile le château.... Mais secret je garderai. 


  Patientez belle Damoiselle... Juin est proche.. Et puis vendredi c'est un château gardé par des douves qui s'affichera avec le fantôme de Zizim, puis un château Dauphinois, puis une
construction de Foulque Nerra (pas la plus connue il est vrai)... etc....


  Le temps va passer vite jusqu'à ce château "secret"... surtout que 15 départements différents vont être montrés jusqu'à juin.


 



Anne la Dauphinoise 04/03/2014 21:37

Je pense de suite à Dunois... comme autre compagnon de la Pucelle, car noble fallait-il qu'il soit, je pense aussi...?
Si vous ne voulez me dévoiler la contrée, dites-moi au moins si je me fourvoie dans le nom du personnage... s'il vous plait ! Ma plume a besoin de savoir pour qui, ou quoi, elle doit s'échauffer !

Le Chevalier Dauphinois 04/03/2014 22:50



  Dunois eut été trop facile... Il me fallait bien donné un indice qui soit plus compliqué. J'avoue que je ne connaissais pas ce personnage avant de le rencontrer dans l'histoire de ce
château "Anglois" évidemment.


  Juin n'est que dans quelques mois, d'ici là il y aura quelques curiosités du Berry, et 2 constructions peu connues du Dauphiné pour patienter.



Anne la Dauphinoise 03/03/2014 21:40

Ma plume est prête, bien sûr !...
... Et vu que mes personnages (vos personnages cités, plutôt) se retrouvent dans plusieurs de vos ruines, je ne vais pas réécrire ce que j'ai écrit à Sainte-Sévère.
... Seulement, au sujet de l'anecdote, au sacre de Charles VII, où Jean de Brosse escorta la Sainte Ampoule et entra dans la cathédrale à cheval :
Il me semble qu'au-delà (de l'anecdote), cela montre l'importance de Jean de Brosse (et des 3 compagnons G. de Rais, Graville et l'amiral de Culant): point n'était-il permis à tout un chacun
d'avoir cette place privilégiée au sacre de son roi, et de se conduire ainsi... Et aussi, par déduction, l'importance du castel de Brosse... que vous avez pu vérifier et nous faire comprendre, même
de loin.

Le Chevalier Dauphinois 04/03/2014 21:01



   J'ai fini ce jour un article en 2 parties sur un château ayant vu un autre compagnon de Jeanne d'Arc (qui n'est donc point Gilles de Rai). Il a attaqué le château et
a/aurait construit/fait construire un système défensif plus moderne (pour son époque évidemment)


   Mais cette beauté magnifique (évidemment) ne sera visible qu'en juin 2014. Votre stylo aura le temps de s'echauffer un peu.



Anne la Dauphinoise 28/02/2014 13:41

B ien qu'il ne soit guère resté du donjon -
R apines et temps en ont eu là raison -
O n imagine, par le peu entrevu,
S a richesse intérieure, malgré feuillus.
S a puissance, elle, était à l'extérieur...
E t durent hôtes du lieu avoir grand bonheur...

C ertes, tous les étages n'étaient point d'aisance :
H antaient le dernier gens de surveillance.
A t-il bénéficié d'un parement
I mpeccable, comme au niveau précédent ?
L equel, par murs aux pierres si bien taillées,
L ogeait les seigneurs, à n'en pas douter.
A i-je vision de tapisseries partout
C ouvrant la pièce; était-ce précieux ajout :

I ndispensable pour prévenir du froid,
N oblesse et beauté donnait à la fois.
D e la cheminée, en décelons peu.
R ien ne m'empêche pourtant d'y voir le feu
E clairant et chauffant ce grand logis...

B elle épaisseur des murs m'a ébahie :
E st-ce énorme ! et prouve la force du donjon,
R appelant aussi que sa position
R equerrait puissance, comme prime défense.
Y sent-on là toute son importance...

N 'avais-je compris qu'était tour-escalier
O bservable sur butte... Aurais-je préféré
T rouver les vestiges du premier castel...
A tout le moins, la silhouette est belle.

B elles sont aussi ombres fantomatiques,
E mpreintes des communs. Me paraissent magiques.
N e vais-je dire tout ce qu'elles m'ont apporté
E n songe, de la vie s'y étant passée.
...

P uis, Jean de Brosse, alias de Sainte-Sévère,
S ut m'entraîner loin... Boussac est le tiers* ?...

* = 3ème... castel de cette famille, à venir ?

Le Chevalier Dauphinois 03/03/2014 17:58



    Comme vous l'avez ressenti avec ma modest e prose et les images "volées" sur la point de mes chausses, cette ruine minimale (et pourtant dense en détails) est
fascinante. Chaque tour, pierres, assemblage est un questionnement ne donnent pas toujours une réponse. L'imaginaire permet des supposition et le rêve.


  Cette aventure de ruines n'est pas fini, car dans le Berry, mais aussi dans la Gironde "Angloise", j'ai d'autres ruines aussi fascinantes qui vont faire l'objet d'un double article comme
celui-ci.... Astiquez votre plume, car les énigmatiques ruines sont encore nombreuses.