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Ombre et lumière

30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 06:30

  Haute est la tour de Brussac

Département 12 - AVEYRON

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Bozouls est située à 35km Est-Sud-Est de Decazeville, à 30km au Nord-Ouest de Séverac le château et à 20km au Nord-Est de Rodez.

     Coordonnées de la tour :

44° 30' 36.238" N 2° 40' 47.262" E
 44.510066°  2.679795°

 

La tour fortifiée : 
        L'extérieur :
La découverte

   Après avoir visité le château de Bozoul, je me dirige au Sud-Ouest vers le hameau de Brussac pour découvrir une tour fortifiée.

Est ce le seul vestige d'un ancien château fort ?

  L'enquête commence.

 

Est ce une tour solitaire ?

    Au Moyen Âge, il n'existait pas de tour solitaire. Soit elle était entourée d'un rempart, soit elle s'intégrait à la protection d'un château fort.

    Les siècles ayant fait disparaître toute trace au sol, je fais appel à mon instinct de Castellologue-Amateur pour trouver la fonction de cette tour.

     Avec une liste de propriétaires aussi importante, avec une situation aussi logique, il me semble évident qu'un château existait en ce lieu.

Je vais donc décrire la tour du château de Brussac !

  Ombre et soleil tapissent la tour

1ère analyse de la tour

    Avec un parement d'angle aussi puissant et aussi bien construit, j'ose affirmer que cette tour a été construite par et pour un seigneur. La possibilité d'une tour de guet s'évanouit.

 

Questionnements

   * Une face est borgne,

   * Une autre comporte des ouvertures bouchées. Il semble évident que cette curiosité est due à la consolidation "rapide". Pourtant, je suis surpris du nombre d'ouvertures donnant sur le vide :

1 - L'ouverture basse à gauche devait être une fenêtre médiévale.

2 - Les 2 ouvertures rectangulaires étaient :

   A - Soit des fenêtres créées à la Renaissance.

   B - Soit des portes donnant dans d'autres salles du château, mais..... Je ne vois aucune trace de vestige de mur transversal et encore moins des trous de boulin (voir vocabulaire) pour une passerelle.

Quel est votre avis ?

 

La façade "bouchée"

  Bien que de nombreuses ouvertures aient été bouchées, je suis surpris de voir ceci. Mon étonnement n'est point sur les trous de boulin mais sur le puits de lumière d'origine Romane. 

 

Que d'ouvertures !

La découverte du coté ensoleillé
   La façade illuminée par Râ est fascinante tout en étant énigmatique. Si je fais abstraction de la porte percée "récemment", les ouvertures supérieures posent des questions sur leur fonction :

* L'ouverture au premier niveau fut certainement une fenêtre Renaissance (?). Elle dut être protégée par une grille en fer forgée, les trous dans les piédroits en sont la conséquence.

* Au 2ème niveau, l'ouverture en tiers-point ressemble à une entrée médiévale. Les trous de boulin en dessous me font imaginer qu'une passerelle (amovible ?) existait.

* L'ouverture du 3ème niveau ressemble à celle du 1er.

* Entre le 2ème et 3ème niveau, des corbeaux attirent mon attention.

Qu'est ce ?

   Vous êtes si perspicace mes merveilleux lecteurs que vous avez reconnu les vestiges d'une construction en encorbellement qui devait être : Les latrines.

 

Une autre curiosité

   Presqu'à la base de la tour, une ouverture dans l'épaisseur du mur m'intrigue.

Qu'est ce ?

  C'est un "tuyau" d'évacuation :

* Soit pour des latrines intérieures,

* Soit pour les eaux usées.

 

        L'intérieur :
   La tour n'est point visitable, mais en me contorsionnant, j'ai pu "voler" une image

 

 

Histoire de la tour :

* Vers 1051, le sieur Brussac habite le site.

* Au 14ème siècle, une fille de la famille Brussac apporte le site en dot à la famille d'Arjac.

* En 1403, Jean de Fezensaguet meurt au château.

* A la fin du 16ème siècle, le site appartient à la famille : De Glandières de la Boissonnade.

* En 1600, Guillot De Glandières de la Boissonnade habite le site.

* En 1642, la fille de Guillot apporte en dot le site à Baltazar Philippe de Cadrieu.

* En 1690, le site est acheté par Raymond de Jouery.

* Vers 1850, le site est vendu à la famille De Maynier.

* A la fin du 19ème siècle,le site appartient à Joseph Triadou.

* Vers 1912, le site appartient aux 2 gendres de Joseph.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Les traces du passé se lisent à livre ouvert

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Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Rouergue : 12
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commentaires

capturederegard 01/07/2015 22:38

Bravo pour l'extrapolation, il en faut peu pour faire revivre l'histoire !

Le Chevalier Dauphinois 02/07/2015 19:10

* Ayant un "peu" d'imagination, j'essaie de voir dans l'histoire (architecturale) les détails d'un site partiellement ruiné.
* Parfois, je fais des suppositions que j'ose partager avec mes lecteurs.
* C'est par cet échange que les ruines vivront ou intéresseront d'autres fous comme moi.

Anne la Dauphinoise 30/06/2015 21:17

T our fortifiée ?… Est-ce bien une rare fois
O ù ne montrez nulle défense d’autrefois…
U ne absence, que de suite n’ai remarquée.
R aison en est tant de questions posées

F aisant référence à ces ouvertures,
O bstruées ou non, vues sur trois des murs.
R épondre à toutes ces interrogations
T enu a fort mon imagination,
I l est vrai, ce manque notoire écartant…
F aut-il en déduire que bâti, antan,
I mpressionna plus qu’il ne défendit ?
E t que ce « donjon » est classé parmi (
E xistent-ils, vous me l’avez écrit*)

D e moins courants qui n’eurent sécurités ?
E st-ce qu’au contraire temps les a effacées , «

B onifiant » son allure ?… Je ne le pense.
R epli fut-il, au sommet ; résidence
U tilisant les étages inférieurs.
S inon, pourquoi tant d’ouvertures ont l’heur
S urvivre ?… « récentes », bouchées ou non, « carrées »,
A ux côtés d’anciennes d’arcs plein cintre dotées.
C omme serions instruits si pouvaient parler !

A lors, connaîtrions porte médiévale.
V ers les latrines je ne la vois : normal
E tait-ce que sur extérieur ces dernières
Y déversent leurs rejets. En cette manière
R etrouverait-on huis d’entrée ainsi
O uvrant sur face externe… une folie,
N on ? ou fourvoyée je me suis, ici ?…

R avie je suis que malgré les obstacles
O bserver ayez pu entrailles : spectacle
U ne fois encore, à mes yeux, merveilleux
E t magique de cette arche, ou voûte ; un lieu
R espirant par ses courbes entrevues
G rand art roman… cela m’a m’a moult plu…
U n détail, dehors, dévoilez encore :
E vacuation, qui nous prouve lors

N on seulement des seigneurs la richesse :
O n y voit des maîtres d’œuvre la prouesse…
T ant dommage qu’autres vestiges de ce castel
A ient disparu… Mais ceux qui restent sont bels !

* je ne sais plus dans quel article…

Le Chevalier Dauphinois 03/07/2015 19:36

* Cette construction, qui fut certainement un donjon "primitif" de l'art Roman, ne fut pas seul à l'origine.
* Il est évident qu'il fut accompagné de remparts, tours, logis seigneurial et autres bâtiments.
* Mais le temps n'a laissé que peu de trace.
* Il me semble avoir vu d'autres vestiges dans la propriété privée, mais il n'était pas facile de les immortaliser.
* Et puis, cette tour-donjon est belle à elle seule.
*** L'ayant photographiée il y a longtemps avec un matériel peu performant, certains détails sont peu mis en valeur dans mon article.
*** Ce manque permet de "titiller" mes lectrices et lecteurs.
*** Ainsi, elles/ils cocheront ce site lors de leur prochaines vacances en ce beau département.