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Ombre et lumière

25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Est ce un phare surveillant les bois ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune d'Alrance est située à 30km Ouest-Nord-Ouest de Millau, à 25km au Sud-Sud-Est de Rodez et à 8km au Sud-Ouest de Salles Curan.

  Peyrebrune est positionnée à 1km à l'Est d'Alrance.

     Coordonnées de la tour :

44° 7' 53.893" N
2° 41' 58.978" E
 44.131637°
 2.699716°

 

La tour : 
        L'extérieur :
La découverte

     Pour découvrir la tour de Peyrebrune, rien de plus simple : Il suffit de suivre les panneaux. Après quelques minutes de chevauchée facile je vois une forme longiligne dépassée des arbres.

   Cette forme n'est point une simple tour, c'est le vestige de l'ancien château fort de Peyrebrune.

  Fière et droite est cette tour solitaire

La montée vers... elle

    Pour faciliter la montée vers les vestiges du château, l'époque moderne a construit des marches. Voila une initiative qui ne va point laisser de trace de griffures sur mes magnifiques mollets.

   Soudain, tel un chien de chasse, je suis en arrêt.

Comprenez vous ma stupéfaction ?

  Au sommet de cette beauté médiévale trône une statut catholique. Comme il est très rare de voir le symbole de la Vierge sur un toit de château, je subodore que cet ajout a été réalisé il y a peu de temps. L'analyse de l'historique répond à ma question.

 

Analyse de la tour
    Cette beauté médiévale de cinq étages comporte :

* Sur la hauteur, quelques rares fentes verticales. C'est un compromis entre petite archère et puits de lumière.

* Au sommet, un magnifique hourdage en bois posé sur des consoles et formant mâchicoulis.

Cela me rapelle l'église de Woël !

* En dessous de la salle couverte il y a des grandes ouvertures devant éclairer une salle de confort :

- Salle de garde ?

- Résidence seigneuriale de repli ?

  Les mystères se révèlent

Je suis à ses pieds

   Sur le plateau, de nombreuses questions que je me posais trouvent leurs réponses.

1 - Un vestige de haut mur, aux pierres pauvrement taillées et peu jointives, m'informe qu'un rempart entourait le site.

2 - D'autres vestiges prouvent que des bâtiments existaient.

3 - Une grande surface plane en avant de la tour m'indique la présence d'un bâtiment accolé.

4  -La porte en partie basse ne doit point être médiévale. A ce niveau, il devait y avoir un ratier (voir vocabulaire) ou une cave accessible uniquement de l'étage supérieur.

5 - La véritable porte d'entrée se situé au 1er étage. Elle devait être accessible par un pont levis ou une passerelle extractible en bois. Aujourd'hui, la montée s'effectue par un escalier en pierre très moderne.

6 - De nombreuses pierres sculptées, certainement découvertes durant les fouilles, montrent la richesse et le goût des anciens habitants.

 

        L'intérieur :
  Hélas, la porte ne s'ouvre point. Je repars avec mon questionnement et mes supputations.

Porte close, mais souvenir impérissable !

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, la famille Gac de Peyrebrune est citée.

* Au début du 13ème siècle, le site appartient au Comte (voir titre de noblesse) de Rodez.

* Au 13ème siècle, le château est échangé contre les terres de Marcilhac. Le nouveau propriétaire est la famille De Panat.

* En 1428, la famille De Levis devient propriétaire de Peyrebrune.

* En 1465, le château est reconstruit.

* En 1468, Antoine de Chabanne demande la destruction du château. Tenant à leur château, les habitants donnent une somme importante pour sa "sauvegarde".

* En 1504, par héritage, le site appartient à la famille Caspelpers.

* Vers 1630, Louis de Brunet reçoit le site de Peyrebrune suite à son mariage avec Anne de Castelpers.

* En 1630, comme pour beaucoup de sites fortifiés du Royaume, Richelieu ordonne la destruction du château. Ruine sera l'avenir de cet ancêtre du Moyen Âge.

* Au début du 19ème siècle, e château appartient à une famille de cultivateur.

* En 1848, quelques habitants tentent de détruire la haute tour.  Après plusieurs tentatives, ils renoncent.

* En 1898, l'abbé Hippolyte Lamouroux achète le château. il fait implanté une statut de vierge sur la tour.

* Au 20ème siècle, le site appartient à la paroisse d'Alrance et administré par une société immobilière de l'évêché de Rodez.

* A la fin du 20ème siècle, des étudiants tentent de réaliser des fouilles pour retrouver les traces des murs du château.

* En 2002, l'association de sauvegarde "Les amis de Peyrebrune" est créée.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite, mais je vous conseille de ne point venir avec une arme de chasse. La visite de l'intérieur de la tour est possible certains jours dans l'année. Renseignez vous.

 

Est ce le blason du propriétaire ?

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Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Rouergue : 12
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commentaires

Anne la Dauphinoise 25/07/2014 22:07

T ant me sied cette tour semblant vraiment perdue !
O n croirait qu'elle nous hèle par-dessus les feuillus;
U n appel pour nous dire :"votre chemin ne passez !
R avis serez, de près, vestiges encore mirer

D 'un castel dont je fus, jadis, "les yeux perçants";
E t... ne trouvez-vous point que mon nom est charmant ?"

P our toutes ces raisons, ai-je été là, conquise.
E ut prime image du site, de plus, moult d'emprise :
Y voit-on un hourdage, auquel, ne sais-je pourquoi,
R ésister je ne peux... Est-ce peut-être le bois
E n harmonie avec la construction de pierre ?
B ien sûr, je pense aussi à cette "arme de guerre"
R apide à mettre en oeuvre; tout autant à ôter (
U n tel que celui-ci dut être fait pour rester).
N e dirai-je rien de la statue en son sommet,
E t de l'escalier qui est trop moderne, c'est vrai.

A tours nombreux sont vus, bien plus intéressants :
L 'appareillage - mauvais - celui que j'aime tant !
R estes de murs, ensuite, prouvant que fut castel
A cet endroit bâti : rien d'une citadelle,
N enni ! mais grand assez pour abriter seigneurs -
C eux-ci, ayant laissé, et c'est pour nous bonheur,
E videntes traces de leur vie par sculpté blason -

A moins que les hôtes n'aient été une garnison...?
V raiment chanceux auraient-ils lors été, me semble,
E tre "logés" sur quatre étages, plus un ensemble -
Y doit-on ajouter - d'annexes bâtiments...
R efuge ultime, quoi qu'il en soit, fut tour, antan,
O ù maints gens d'armes pouvaient scruter les alentours.
N on pas que ! des mâchicoulis formés par les hourds

R epoussait-on intrus qui s'étaient approchés.
O utreplus, des archères avez-vous mentionnées;
U n rempart ceinturant le site : défense première;
E ntrée rehaussée : comme il se devait, naguère;
R atier, certainement, au niveau inférieur :
G age, m'est avis, que se situe, à l'intérieur
U ne magnifique (pour moi !) salle au plafond voûté -
E xhaler doit, suis sûre, vraies "senteurs du passé"...

P uis, je n'oublie point contrée où est sis castel :
S ans l'avoir visitée "à fond", sais-je qu'elle est belle !
...

N 'est plus alors qu'une chose : beaucoup vous remercier :
B ien heureuse je fus connaître ce lieu "enchanté".

Le Chevalier Dauphinois 28/07/2014 17:42



* Cet article, que j'avais programmé en début d'année 2015, apparaît maintenant pour vous montrer les multiples beautés de ce département.


* Il y aura des ruines beaucoup plus ruinées, des constructions très modifiées et même des églises fortifiées incroyables.


* La balade médiévale en Aveyron va durer 6 ans..... Je vais donc avoir des acrostiches pendant longtemps !