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Ombre et lumière

28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Dans un champ, pousse un château... Curieux !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Bozouls est située à 35km Est-Sud-Est de Decazeville, à 30km au Nord-Ouest de Séverac le château et à 20km au Nord-Est de Rodez.

     Coordonnées de la maison forte :

44° 29' 21.941" N 2° 40' 20.536" E
 44.489428°  2.672371°

 

La maison forte : 
        L'extérieur :
La découverte

   Après avoir visité le château de Bozoul, puis la maison forte d'Aboul, je me dirige au Nord vers le hameau des Molinières pour découvrir ce que j'ose nommer : Une maison forte.

  Soudain, je vois, comme sortie de terre, une construction possédant deux rondes tours.

Est ce mon graal du jour ?

  Des couvertures très asymétriques !

Emotion

    Je suis si ému de voir cette construction médiévale si peu médiatisée que mes yeux se mouille et ma vision se trouble.

 

 

L'analyse 
    De loin il est très difficile de voir et de vous décrire les beautés de cette construction de 600 ans.

    "Si j'ôte" le long bâtiment à gauche assez récent, je remarque une massive construction encadrée de 2 tours rondes.

    Pour comprendre ces tours, il faut faire abstraction des toits. Ces couvertures en ardoises ne sont point médiévales.

    Avec un oeil d'aigle il est possible de voir des consoles ayant fait office de mâchicoulis (voir vocabulaire) . Puis, avec mon imaginaire, je crois distinguer les bases d'un crénelage.

Ces tours m'ensorcellent

 

        L'intérieur :
  La maison forte est dans une propriété privée non visitable. 

 

 

Histoire de la maison forte :

* Au 15ème siècle (à vérifier), la maison forte appartient à la famille Alboy de Peyrelade.

* En 1624, une chapelle est aménagée certainement par les nouveaux propriétaires : Les Malhac.

* En 1632, le bâtiment est restauré. Certains murs et salles sont complètement reconstruits.

* En 1672, la maison forte est remaniée.

* En 1695, la maison forte est possession de la famille Caissac.

* En 1714, un incendie ravage les bâtiments.

* En 1729, des modifications sont apportées à la construction par le nouveau propriétaire : Raymond de Jouery.

* En 1737, en épousant un membre de la famille De Maillac de Vessac,  la fille de Raymond apporte la maison forte en dot.

* En 1809, Louis Souques est propriétaire du site.

* En 1835, la maison forte est achetée par Louis Natte.

* En 1854, la famille Donadieu est propriétaire.

* En 1858, le site appartient à Benjamin Laur.

* En 1876, de nouvelles modifications sont apportées à la maison forte par Henri Arnal. Les bâtiments de ferme sont refaits. Une magnifique statut de la Vierge est posée dans une niche nouvellement aménagée.

* Au début du 20ème siècle, le donjon est si fragile que le propriétaire décide de le détruire.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de loin est possible en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est interdite.

 

L'architecture est intemporelle !

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Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Rouergue : 12
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commentaires

Anne la Dauphinoise 01/08/2015 14:26

Cela reviendrait à dire que partout, ou presque, il y aurait eu des « tonnes » de maisons fortes, castels, etc… ? et qu’en général très peu subsistent…
Je n’avais pas pensé à cette hypothèse, croyant (encore) qu’il n’existait qu’un seul castel, voire une maison forte ou 2 également, dans chaque village ou bourg de nostre royaume, ou dans une étendue concernant 1 ou plusieurs villages.
… Idem pour les forêts… Il y en avait pas mal, antan… bien qu’il me semble avoir lu qu’il y en aurait eu sur de moins grandes étendues que de nos jours, ce qui paraît surprenant.
Je vois mal, en revanche, les gens de l’époque construire des sites fortifiés, même petits, aux « 4 coins » des forêts… ?… des plus dangereuses, peut-être alors ?
J’en apprends donc tous les jours ! Merci !

Le Chevalier Dauphinois 01/08/2015 14:42

* Ce n'est qu'un hypothèse suite à quelques constatations.
* Lorsque l'on regarde la carte de Cassini, il y a beaucoup de sites indiqués, même s'il est vrai que tous ne sont pas fortifiés ni médiévaux.
* Des "tours" pour sonner l'alarme, pour informer d'autres châteaux par un feu existaient en notre Royaume.
* Mais cela n'explique pas entièrement la densité en ce lieu du Rouergue.

Anne la Dauphinoise 31/07/2015 21:07

Qu’il y ait tant de castels, maisons fortes etc… dans les environs proches de Bozouls ou à Bozouls même, m’étonne : qu’y avait-il donc à « sauvegarder » si farouchement dans ces lieux ?
… J’essaie d’en rechercher la raison, à moins que vous n’ayez une réponse à me donner.
Le coin me semble bien perdu, tout de même, et puis il a ce « Trou de Bozouls » qui limite bien des choses, géographiquement parlant. Pas très accueillant, dans un sens, ce bout de contrée.
… Alors, pourquoi tant se protéger ? des Routiers ? de la Guerre de Cent Ans ? d’accord, mais en si peu d’espace, avoir 3 ou 4 (ou plus ?) lieux fortifiés… surtout que la population ne devait pas être énorme (?).
… Y aurait-il eu si grande richesse dans cet endroit du Rouergue ?
… Il est vrai que je connais mal l’histoire de cette province.
Va me falloir quérir les grimoires dont vous m’avez donné les titres, mais point ne le puis-je pour l’instant.

Le Chevalier Dauphinois 01/08/2015 11:12

* Les raisons ?.... Je ne les connais point.
* Je vous propose quelques axes de réflexion :
-1- La région est très reculée, presque inhospitalière. Ainsi, les destructions des bâtiments n'ont que peu existé.
-2- Les Grandes guerres mondiales, les bombardements, les troupes Napoléoniennes, les Guerres de Louis XIV etc... n'ont point existé ou n'ont fait que très peu de dégâts en ces lieux
--> Conséquence : Les bâtiments ont survécu aux siècles... me permettant de les visiter.
** Nota : Dans mon dictionnaire, la liste des sites fossoyés (donc vestige moins que minimal) est importante. Cela signifie que de nombreux châteaux, maisons fortes, tours de guets existaient.... mais ne seront pas dans mon blog.
-3- Une autre raison pourrait être les forets. Elles abritent des bandits et autres troupes. Se protéger en bordure est un acte de survie.
--> Preuve que la forêt est malfaisante, l'expression : Au Diable Vauvert --> http://chateau.over-blog.net/article-10936145.html

Capture de Regard 29/07/2015 17:51

Une bien belle demeure, ça doit être sympathique d'y passer quelques jours avec les fantômes locaux ...

Le Chevalier Dauphinois 29/07/2015 18:11

* Des fantômes ?
* Que nenni....
.... ce ne sont que des êtres du passé qui accueillent les visiteurs du 21ème siècle.

Anne la Dauphinoise 28/07/2015 21:14

L a contrée était donc vraiment peu sûre :
E n avons vu moult de fortifiés murs
S ur bien petite étendue !… Une allure

M assive se retrouve dans tous ces bâtis.
O r, ne sont allongés* iceux, nenni :
L eur hauteur impressionne et donne un air
I mposant à l’ensemble, très austère.
N ous y sentons force bien que de défenses
I l ne soit trop question ; pourtant défiance
E mane de ces lieux car sont à mirer
R estes d’antan, comme sur les tours montrés :
E mpreintes des mâchicoulis d’autrefois
S uffisent à mettre le cœur en émoi.

B ien étrange est la coiffe de l’une des tours.
O n devine qu’elle ne fut ainsi toujours.
Z èle de propriétaires « récents »**, dirais-je,
O pérant à mes yeux, là, sacrilège :
U ne telle toiture – à un dôme ressemblant -
L aisse en moi quelque mécontentement.
S ymbole je ne retrouve du Moyen-Âge

A vec ce « chapeau », et c’est fort dommage…
V énérable donjon déjà n’est plus,
E t sommet « retouché » semble incongru.
Y vois-je abandon des atours guerriers
R endus inutiles***, c’est vrai, mais passé
O ublié est un tant… Ne tient qu’à nous
N ous en emparer, parce qu’ici tout

N ‘est à jeter, que non ! l’appareillage
O bservé est bel : aucun « habillage »
T enté ne fut, ainsi dans sa primeur
A voir nous est donné ce site : bonheur !

B énéficie plus fine tour d’attrait
E n-dessus des vieilles consoles, mais n’est
N ullement visible, juste à deviner :
E tait-ce crénelage ? ou des hourds posés ?

P our sûr, deuxième hypothèse me sierait,
S ur laquelle mon histoire je fonderais.

E t tant pis si réalité ne fut :
T rès heureuse les imaginer je fus !

* exceptés les bâtiments accolés, souvent plus récents et tout en longueur, eux (pour vos sites déjà montrés à Bozouls et celui-ci également)
** récents… de plusieurs siècles, je pense (XVIIe/XVIIIe ? ou plus récents encore ?)
*** ou trop abîmés…

Le Chevalier Dauphinois 31/07/2015 12:32

* Cette beauté n'est point imprenable château fort.
* C'est une construction pour se protéger des petites bandes de Routiers qui sévissaient en cette région (comme dans d'autres bien sur).
* Le Rouergue fut hélas terre Angloise mais proche de nostre Royaume.
* Ainsi, elle eut a subir des deux parties.
* C'est ainsi que qu'au 21ème siècle, plus de 100 constructions médiévales fortifiées sont encore visibles.
* Celle-ci est loin de la route et ce ne sont que tours que j'ai pu immortaliser.
* C'est cette diversité (entre gros châteaux et petites fortifications) qui rend passionnant la découverte de cette province.