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Ombre et lumière

4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Quelle incroyable bâtisse !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Montrozier est située à 40km au Nord-Ouest de Millau, à 15km au Nord-Est de Rodez et à 10km au Sud d'Espalion.

 

     Coordonnées du château :

44° 24' 21.643" N 2° 44' 44.779" E
 44.406012°  2.745772°

 

 

Le château fort : 
        L'extérieur :
La découverte

    Très souvent, un château fort est construit sur une colline proche d'une rivière. Ainsi ses occupants peuvent surveiller les alentours et ont la possibilité d'avoir de l'eau potable (en forant parfois un puits.). C'est donc sans surprise que je découvre cette massive construction surplombant une petite rivière.

    Mon dictionnaire affirme que ce bâtiment est posé sur les vestiges d'un château fort.

En a-t-il gardé un souvenir ?

 

Les premiers indices

* Un rempart avec une tour ronde ne me donne aucun indice sur son origine. Trop arasés et refaits ils sont.

* Un pont fixe à trois arches m'étonne. Ceci est certainement un ouvrage de l'époque moderne (18ème ?).

* Un autre pont ne m'inspire pas beaucoup plus.

* Un bâtiment longiligne ne comporte aucun système défensif.

* Mon espoir renaît en découvrant cette paroi dont les trous de boulin (voir vocabulaire) et les ouvertures carrées me rappellent le moyen âge.

* Cette façade, avec ses multiples fenêtres modernes, ne semble pas avoir un air médiéval, excepté ses systèmes défensifs supérieurs.

 

Un feu d'artifice de beauté !

    Soudain les constructions s'illuminent et me montre un chemin de ronde couvert et des mâchicoulis sur tout le périmètre.

 

Quel curieux enchevêtrement Un chemin de ronde couvert Les angles droits laissent place à la forme ronde

 

  Une tour ronde dans l'angle complète le système défensif trop linéaire de la façade ensoleillée. Si je ne regarde que cette partie, je suis devant les constructions médiévales que j'adore.

  Que ces mâchicoulis sont beaux !

Vais je pouvoir entrer ?
     Une porte s'offre à moi :

*  Je toque avec le heurtoir, mais point de belle princesse (ni de seigneur) ouvre.

* Sans m'abîmer le pourpoint de cérémonie que j'ai mis en cette occasion, je tente de pousser cette piquante porte., mais elle résiste.

* Le tente de voir si chevillette et bobinette existe pour en tirer une faisant cherrer l'autre.

* Etant à bout d'imagination, j'approche mon oeil pour espionner les entrailles. Ce que j'ai vu...... je ne vous le narrerai point. Ceci est mon secret du jour.

 

        L'intérieur :
    La propriété privée n'est pas visitable. 

 

 

Histoire du château fort :

* Au 13ème siècle, construction d'un château fortifié par le Comte (voir titre de noblesse) de Rodez qui y loge souvent.

* Au 14ème siècle,le château appartient à la famille d'Armagnac.

* En 1431, Rodrigue de Villandrodo séjourne au château.

* En 1470, Charles Ier d'Armagnac, après avoir exaspéré depuis plusieurs mois le Roi de France (voir liste), est capturé par les troupes du Sénéchal de Rodez.

Conséquence : Tous ses biens sont confisqués par le Roi de France. Montrozier devient possession Royale.

* Au début du 16ème siècle, le Roi de France Louis XII (voir liste) laisse la jouissance du château au fils de Jean V d'Armagnac.

* Au 16ème siècle, le château de Montrozier est échangé avec le bâtiment de Gages à la famille Alboy.

* A la fin du 16ème siècle, une grande partie du château est inhabitée et souvent en ruine.

* Vers 1581, des aménagements intérieurs sont réalisés par la famille Alboy.

* Au 17ème siècle (?), le site est possession de la famille Battut.

* En 1714, un décret du parlement Oblige la famille Battut à vendre le château au profit des De Tullier.

* En 1761, les terres sont érigées en Marquisat.

* En 1860, le site appartient à la famille Colrat.

* A la fin du 19ème siècle, le domaine est possession de monsieur Denayrousse. De nombreuses modifications architecturales sont effectuées. Il semble que la chapelle (du 13ème siècle ?) soit transformée en grange.

* Vers 1930, Monsieur Ferrailles, nouveau propriétaire, continue les modifications du château.

* Vers la fin du 20ème siècle, le site est possession de Madame De Billy née Fenailles.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée et le silence du site. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Cette beauté médiévale se mire dans l'eau

 

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Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Rouergue : 12
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commentaires

Gérard d'Alboy 22/10/2016 19:37

Bonsoir ......
Je pense que votre historique contient quelques erreurs !
Une première : c'est en 1394 que Hugues IV de Rodez échange la "grange d'Alboy" à Gages avec Jean I d'Alboy.
La famille d'Alboy habitera Montrozier à partir de cette date.....
Le XVIII° siècle est "tumultueux" ! Montrozier vient aux TULLIER par le mariage en 1714 d'Henriette d'Alboy fille de Jacques d'Alboy seigneur de Montrozier et de Marie de Fleyres avec de Jean-Jacques de Tullier, ce qui n'écarte pas l'existence d'un procès .....

Le Chevalier Dauphinois 22/10/2016 20:42

* Bonjour et merci pour votre passage sur mon modeste blog et pour votre commentaire.
* N'étant pas un historien spécialisé dans l'histoire du Rouergue, il est fort probable qu'erreur je commette et je vous prie de m'en excuser.
* Puis je vous demander vos sources, car les miennes "contredisent" partiellement les vôtres.
A - La date d'échange en août de 1394 semble vraie (bien que je ne dispose d'aucune information sur les vendeur-acheteur. Mais la possession est inscrite définitivement en 1530 (François d'Alboy alias del Batut prieur d'Alboy) dans les archives départementales de l'Aveyron 60H 6-2 folio 21.... Je ne sais que penser de cette contradiction ou complémentarité.
B - Dans le livre de J. de Montarnal (il me semble) il n'est pas indiqué que la famille De Tullier devient propriétaire du château par mariage. Il est noté (si mes notes sont bonnes) par achat en 1714 suite à un décret du parlement..... Pouvez vous confirmer que ce fut une dot ?
** Il me semble avoir aussi pris mes informations page 176 et 316 du livre "merveilles des châteaux de Languedoc et de Guyenne" dans la collection Réalité.
** Il me semble qu'une personne m'avait photocopié le livre du Baron de Gaujal : "Etudes historiques sur le Rouergue".
** Il doit aussi y avoir un passage dans le livre de R. Noël.
*** Le problème de mes notes, c'est qu'elles ont été recopiées rapidement il y a plus de 30 ans, il est possible que j'ai commis quelques inversions ou mauvaises copies.
---> Pouvez vous me confirmer la justesse de vos corrections pour que je puisse mettre à jour cet article.
Au plaisir de vous lire.
.

Pierrote 13/06/2016 13:45

Tant déçue je suis ici que mon Routier préféré (Rodrigue de Villandrando, qui eut l’honneur (!) de fouler au pied « mes » terres du Nord-Dauphiné), et que je croyais bien connaître, m’ait fait des cachotteries !
… Point ne m’a t-il avoué qu’il vint en ce castel de Montrozier en 1431.
… Il m’avait juste dit qu’il était allé en Rouergue cette année-là.
… Je n’ose vous dire pourquoi… mettre cette province à feu et à sang - bien sûr - sauf qu’il avait une excuse, si l’on peut dire cette fois-ci : c’était en représailles, du fait qu’il n’avait mie été payé de ses services (légaux, si, si !) depuis longtemps… un tant excusable, sa mise à sac de la contrée, lors, non ?… !
… Mais, apparemment, « mon » Rodrigue est allé dans ce castel pour une visite de courtoisie, car je sais qu’il fréquentait la famille d’Armagnac (on se rassure comme on peut) et, dans l’historique il n’est mie stipulé qu’il vint saccager le castel, mais uniquement qu’il y séjourna… Ouf !
… Je vous suis donc redevable de m’avoir donné ce « renseignement », Chevalier !

Le Chevalier Dauphinois 13/06/2016 18:11

* Heureux je suis que ma maigre documentation ait pu vous informer sur votre personnage tant apprécié.
* J'espère que l'information est vraie. Je ne peux hélas point la vérifier par une autre source.

Pierrote 08/06/2016 14:07

Ça vous va comme réponse ? (faut bien que je m’occupe un peu de votre instruction !… vous n’auriez oncques dû clamer qu’oncques n’avez trouvé temps pour estudier !)

Oïl ! si vos croi quant piares sur heaume cheant, se meslèrent motz es chief ceans.
(Si chiéent sor mien Chevalier piares, si voi lors en pâmoison cheoir !)

Le Chevalier Dauphinois 08/06/2016 18:01

* Haaa, Dame de MON Dauphiné....
.... Sans vous je ne serai qu'un rustre et inculte chevalier en croisade.
* Remerciements éternels je vous donne !

Pierrote 07/06/2016 20:16

M audits soient perceurs de fenêtres, je dis !
O cculté (!) ont-ils, en grande partie,
N ature première du castel. Moyen-Âge
T ranspire bien moins ainsi des murs. Dommage…
R avissant « sommet » pourtant me contente :
O n y retrouve ambiance fort différente :
Z one de défense et de sécurité
I ncroyable nous est ici révélée
E n chemin de ronde couvert et longeant
R ésidence entière ; n’est-ce mie courant.

A vec mâchicoulis au pied* l’on a
V rai « feu d’artifice de beauté ».** N’ont pas
E nnemis dû choisi, antan, ces mots !
Y associèrent-ils, m’est avis, plutôt
R avages des pluies de projectiles reçues.
O nt, quand tombaient, moult d’étoiles entrevues :
N ‘était-ce spectacle pyrotechnique vu !…

R êvé de vous j’ai - si, si !… en pourpoint ! -
O piniâtrement tenter, mais en vain,
U ne entrée par magnifique huis clouté
E n le poussant, mais jamais n’a cédé.
R ien qui ne ressemblait à chevillette
G arantissant chute*** de la bobinette !
U n œil dans la serrure vous a permis…
E t la suite ? secret que ne saurons mie !

N ous resterons sur aspect extérieur
O ffensif plus trop, mais ayant bonheur,
T outefois, avoir gardé une allure
A ustère et guerrière malgré ouvertures.

P our l’historique, m’en vais voir si grimoires
S avent trouver traces de « mon » Routier notoire !****

* au pied du chemin de ronde…
** c’est de vous, dans le texte.
*** si je peux me permettre ici de vous rappeler votre maternelle langue - le vieux-françois - qu’avec votre grand âge certainement (!) vous semblez avoir un tant oubliée : tirer la chevillette fait cheoir (ou choir en moderne langage) la bobinette ! (vous « cherrez » quelqu’un dans vos bras, par exemple, uniquement lorsque vous avez un défaut de prononciation ou que vous êtes Auvergnat !… mais à part ça, je ne pense mie que le verbe « cherrer » existe ou ait existé dans le sens de tomber - fin de mon cours de conjugaison !).
**** Rodrigue de Villandrando, mon Routier préféré ! Des traces de lui, j’en ai, pour sûr, puisque l’un de mes grimoires lui est dédié, mais saura t-il me narrer sa venue dans ce castel ?

Le Chevalier Dauphinois 07/06/2016 20:40

* Faute de François ai je commis en ce lieu.
* Il est vrai qu'à trop côtoyer les civilisés du 21ème siècle, j'en oublie le parler de ma prime jeunesse.
* Heureusement, Ma Dauphinoise Princesse, que dans l'intimité je nomme Ma Pierrote, m'a rappelé les principes d'antan.
* Et bien que la porte ne s'ouvrit point, bobinette et chevillette sont conjugués correctement.
* La raison de mon erreur est fort simple . Depuis les mâchicoulis, des pierres ont chu.
* Ma tête, bien que "heaumée", a mélangé les mots à cause des chocs.
--> Suis je crédible ? <--