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Ombre et lumière

20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 06:50

 

Département 12 - AVEYRON

  Il va falloir monter pour découvrir les secrets de cette ruine

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Nauviale est située à 50km au Sud d'Aurillac, à 25km au Nord-Ouest de Rodez et à 15km au Sud-Est de Decazeville.

 

     Coordonnées du château :

44° 31' 5.704" N 2° 26' 3.973" E
  44.518251°  2.434437°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

La découverte 

* Trouver un château fort abandonné depuis de nombreuses décennies ou se rendre dans un lieu comportant une ruine perdue dans les bois n'est pas toujours facile.

* J'ai souvent besoin des services détaillés d'une incroyable société Française nommée : IGN.

* C'est grâce à leur carte au 1/25000ème que j'ai pu déterminer l'emplacement du vieux château ruiné nommé : Beaucaire.

 Mes poils se hérissent. Je vais passer un moment magique !

Avez vous remarqué le nom différent sur la carte ?

         - Beaucaire (sur la carte)
         - Belcayre (dans ma documentation)

   Entre le vocabulaire régional et celui (peut être) officiel d'état, il y a parfois une différence.

 

 

Il est là-haut !

    A 1km au Sud-Est de Nauviale, une butte boisée porte les ruines de l'ancien château de Beaucaire ou Belcaire ou Belcayre.

   Dans la littérature, le site est décrit comme suit :

* Un polygone irrégulier,

* Avec 8 tours rondes couronnées de mâchicoulis (voir vocabulaire),

* Un corps de logis principal,

* Un donjon.

Pensez vous que tout ceci soit identifiable ?

 

  Même en ruine, la puissance du château se ressent

L'analyse 

   En arrivant à la base du château, je remarque de suite que :

* Les pierres sont en gré rouge (matériau  très usité dans la région).

* Les pierres sont symétriques en dimensions.

* La taille des pierres, sans être exceptionnelle, est correcte.

* Bien qu'arasées, les tours de défense sont nombreuses.

* Quelques détails architecturaux m'étonnent.

 

 

        L'intérieur :

La surprise

En entrant, c'est le choc !

  Le choc n'est pas du au manque de bâtiment, cela je n'en doutais, mais je suis surpris par la surface importante du château.

 

 Les ronces sont les compagnes du castellologue amateur

L'analyse

* Sous mes chausses, je sens que des pierres et des salles sont présentes, mais il y a tant de terre et d'herbe que l'aménagement du château est impossible à déterminer.

* Parfois, un mur sort du sol.

* Il tente de me montrer que des bâtiments aux murs épais emplissaient le vide actuel.

* Debout dans une ronde tour, je ne peux point imaginer les systèmes défensifs.

* Seule certitude : Les murs sont épais.

 

 

C'est la fin

   Même si une ruine est minimale, elle offre toujours une richesse unique : Le panorama.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, la famille de Panat possède les terres et le château.

* En 1232, la famille de Séverac récupère le château.

* En 1431, (durant la Guere de Cent ans) une troupe armée commandée par Bégon de la Barrière attaque et s'empare du château. Il prétend avoir reçu l'ordre des Anglais.

* La même année, les commissaires Royaux l'obligent à restituer le château à Guy de Sévérac.

* En 1426, la famille de Sévérac cède le château à Jean IV, Vicomte (voir titre de noblesse) de Lomagne (voir liste de cette famille).

* En 1467, Louis de Bourbon est seigneur de Belcayre.

* En 1481, le château change de propriétaire.

* En 1491, Jeanne de France est Baronne de Belcayre (à vérifier).

* A la fin du 15ème siècle, la famille de Sévérac récupère le château.

* En 1550, certains bâtiments du château sont en mauvais état.

* Au milieu du 16ème siècle, (durant les Guerres de Religion), les Huguenots s'emparent du château.

* En 1586, avec une toupe Catholique Royale commandée par Anne de Joyeuse récupère le château.

* En 1714, la famille Arpagon-Sévérac vend la seigneurie à Jean Forestier, sieur de Novéglise. Le château est décrit comme masure (donc très ruiné).

* Durant 2 siècles, le site appartient successivement à :

- Jean-Claude Jouéry,

- La famille Balzac-Gamarus,

- La famille Bournazel,

- La famille Fualdès.

* En 1920, le site est épierré.

* Au 20ème siècle, le site appartient à la famille Durand.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible en prenant beaucoup de précautions. Le château étant dans une propriété privée, veuillez respecter le site et les clotures.

 

  Le panorama est la richesse de toutes les ruines médiévales

 

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Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Rouergue : 12
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commentaires

Pierrote 21/09/2016 19:47

B elle ruine « perdue dans les errances du temps »*
E t dans les ronces… ce qui est moins plaisant !
L ‘on sait, cependant, qu’êtes armuré.
C omment, lors, sur vous nous apitoyer !…
A bnégation je note, toutefois :
Y mettez moult de cœur pour que bien soit
R animé, ravivé le Moyen-Âge,**
E t ce site en est magnifique hommage.

N éanmoins, surprise je suis aujourd’hui :
A voir primes images, lire premiers écrits,
U n lieu grandiose et encore fort debout
V oyais-je se préciser… Or, pas du tout ! «
I ncommodée », nenni, je n’ai été !
A i-je encore plus, je crois, là, apprécié
L e peu de vestiges qu’avez découverts :
E n eux, se concentrent senteurs de naguère.

A insi, leur doux parfum est élixir.
V olontiers m’en suis-je laissée envahir.
E t m’y aida, j’avoue, leur longue histoire :
Y ai-je reconnu personnages notoires.***
R ien ne dit qu’antan connurent ce château.
O ui, sans doute, mais dans mon tant fol cerveau
N ‘ai-je vu que noblesse des uns dont l’écho

R ésonne dans ces pans de murs aperçus ;
O n imagine place très défendue
U tilisant relief pour s’imposer
E t huit massives tours pour protéger
R etranchement ultime dans le donjon.
G randes courtines étant bien sûr façon,
U niverselle dirai-je, unir le tout.
E t appareillage donne force au tout.

N on qu’il soit parfait, mais ses rouges pierres
O nt taille fort correcte et bien régulière.
T rouvé ai-je à mon goût coloration. ****
A joute-elle à ma fascination.

B ien gâtés nous avez encore une fois !
E t tant pis si, comme souventefois,
N ous ont arbustes, verdure ruines cachées :
E st panorama à souffle couper !

* c’est toujours de vous !… j’en use, et abuse peut-être… (sans payer de droits d’auteur ! mais cette expression me plait et siet si bien à cette ruine, à mes yeux).
** sauf… exceptions !…
*** notoires pour tous, et certains notoires pour moi, parce que soit liés à « mon » Louis XI, soit à « mon » Dauphiné… ou aux 2 à la fois !
*** à mes yeux marron-rouge plutôt, ce qui me siet : ce n’est mie le rouge trop vif des briques.

Le Chevalier Dauphinois 21/09/2016 20:09

* Ce site fut une surprise pour moi. J'ai tenté de la faire transparaître dans l'article en ne dévoilant que peu au début.
* Sur ma carte IGN, ainsi que dans ma vieille documentation, j'avais impression que ce château existait, que des tours et bâtiments étaient/seraient visibles.
* Curieusement, masqués par la végétation, je ne vis que des contours, que des fantômes, que des devinettes.
* Quelle fascinante ruine pour celui qui aime chercher et/ou imaginer.
* La couleur rouge (moins dense que celle des moutiers de l'Est que vous n'appréciez que peu) donne encore plus de mystère à cette fortification du Rouergue.