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Ombre et lumière

10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 06:30

 

La 1ère partie de la découverte de ce château fort est ici.

 

La ronde tour me fascine

 

Architecture classique d'un château

   Le coté Ouest du château étant protégé par un petit ravin, il semble évident que les architectes ont renforcé le système défensif sur les 3 autres faces et surtout le coté Est (face où se trouve le donjon).

  Pour protéger les courtines, il faut des tours d'angle puissances. Celle coté Sud en est l'exemple.

 

La tour numéro 2 - Sud

   La forme ronde d'une tour a été une formidable évolution défensive, car elle inhibe les angles morts. Évidemment, il faut qu'elle dispose de systèmes défensifs.

  A la base, il y a une haute fente verticale dont je pressens un ébrasement (voir vocabulaire) intérieur important facilitant l'angle de tir.

  Un peu plus haut, la tour possède un système de tir plus efficace grâce à une archère cruciforme.

  Nota : Pour une construction du 15ème siècle, je suis surpris de ne point voir d'arquebusière, ni de cononnière. Mais peut être qu'il y avait un puissant rempart extérieur disposant de systèmes de tir "moderne".

Une entrée trop sage pour un château fort


Les entrées

     En regardant de loin les 2 portes d'entrée, je suis surpris de ne point voir des traces de pont levis. Et aucune trace de herse est visible sur la grande porte.

  Ma théorie d'un puissant rempart externe assurant la totalité de la défense semble encore plus évidente.

 

        L'intérieur :

L'inventaire

   Hélas, la propriété est fermée et non visitable. Une brochure m'informe que :

** Le rez de chaussée comprend :

* Une grande cuisine avec une vaste cheminée,

* Une importante salle de réception avec tapisserie,

* Un petit salon,

* Un accès au jardin,

* Une chapelle occupe l'aile droite,

* Une citerne recueillant les eaux de pluie  est accessible.

** Les étages sont constitués :

* D'une dizaine de chambres seigneuriales et d'invités,

* Des chambres plus petites pour les serviteurs.

 Il semblerait que le château possédait 23 lits pour les maîtres et invités, puis cinq pour le personnel.

 

Le mystère du nombre de lits

   Je vois certains d'entre vous compter (sur leur doigts) puis me dire : "Chevalier, 28 lits pour 12 à 15 chambres, cela signifierait il que point personnel étaient les lieux de repos ?"

   Raison vous avez, mes merveilleux lectrices et lecteurs. A cette époque, il était de bon ton d'avoir des voisins de chambrée. Si un seigneur vous invitait dans sa chambre (mais pas dans son lit), c'est qu'il vous estimait au plus haut point.

 

C'est fini

   Tous les plaisirs ont une fin. C'est le moment de quitter cette beauté de pierres. Avant de partir, j'admire le paysage magnifique des collines Ariégeoises.

 

 

Histoire du château :

*Au 13ème siècle, une famille Durfort est aussi seigneur de Verniolle et co-seigneur de Bonnac (est ce la même famille ?).

* Au 15ème siècle, construction de l'actuel château.

* Au 16ème siècle, les Guerres de religion opposent les Français. Le Sire d'Andou, habitant à Bélesta et capitaine d'une armée de Huguenots, assiège Saint Ybars (une proche commune). Les historiens supposent qu'il est aussi venu combattre à Durfort, village catholique.

* En 1587, un inventaire (?) fait état de 2 pièces d'artillerie, 7 arquebuses, 3 mousquets, 4 arbalètes, 4 hallebardes et un coffre contenant de la poudre et des balles..

* En 1748, la Baronnie (voir titre de noblesse) est achetée par la famille Cazals.

* Vers 1792, les révolutionnaires s'emparent du château. Pierre Raymond Marie de Cazals quitte définitivement son château.

* En 1824, L'ancien propriétaire Pierre de Durfort décède à Toulouse. Dans le legs des métairies à sa fille, le château n'est pas cité. Était il en ruine ?

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la rue et le sentier. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Les collines de l'Ariège sont un de mes péchés

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commentaires

tièche 25/02/2013 20:05

J'aime votre site et votre humour dans les contes.
Merci

Le Chevalier Dauphinois 25/02/2013 21:07



Pour ne pas lasser mes lectrices et lecteurs, (car des ruines poussiéreuses, ce n'est pas le plus dynamique des sujets à montrer sur le web), j'essaie d'alterner le sérieux, le doute,
l'humour et l'anecdote. Je suis heureux que cela se ressente.



Esclarmonde 12/01/2013 21:51

Un secteur de l'Ariège que je ne connais pas du tout, ce château est un bon prétexte pour y retourner, j'aime beaucoup les pierres dorés avec le doré des champs de blé autour. Bonne soirée

Le Chevalier Dauphinois 05/02/2013 21:17



 Depuis quelques semaines, je réalise de nombreux articles sur ce département où les ruines oubliées côtoient les sites très touristiques. L’Ariège possède quelques beautés qui ne se
découvrent qu’après plusieurs heures de marche.


  Hâte j'ai de toutes les montrer dans ce blog !



Anne la Dauphinoise 10/01/2013 20:55

D ut-il être bel ce castel autrefois...
U n seul vestige me manque toutefois :
R egret j'ai de ne point apercevoir,
F urtivement même, l'ombre du rempart.
O r, j'imagine qu'il fut haut érigé,
R endu plus inquiétant si crénelé.
T out ne tenait qu'à lui, sur trois côtés,

A i-je compris, pour protéger les lieux :
R ondes tours semblant assurer trop peu...
I l est vrai que sur l'une voit-on archères :
E tait-ce bien suffisant en temps de guerre ?
G rande importance eut donc l'externe enceinte,
E t ne la point voir... voilà ma complainte...

C ombien raison avez : les deux entrées
O nt trop sage allure, n'étant fortifiées.
M agiques traces de herse ou de pont-levis,
T out comme de vantaux, n'avez-vous vu mie.
E urent pourtant ces portes défenses, m'est avis...

D irai-je : seuls nous restent les lits pour rêver (!)
E n ayant bien pris soin de les compter !

F allait-il déjà loger tous ses hôtes...
O utreplus, moeurs d'antan n'étaient les nôtres...
I l est loin ce temps-là... n'est-on plus au
X Ve siècle... finie "la vie de château"...

Le Chevalier Dauphinois 07/02/2013 12:18



  Ce je j'apprécie dans les ruines que je visite, c'est la recherche du détail puis des anecdotes. Le sujet des chambres et du nombre de personnes m'a interpellé. Il a fallu que je me plonge
un peu dans certains livres pour comprendre cette curiosité.


  En fait, la découverte d'une ruine m'apprend un peu l'histoire puis les mœurs médiévales. Car point cultivé je suis en réalité.