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Ombre et lumière

16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 06:30

 

Département :    63  - Puy de Dôme


J'aime le danger.... Alors.... En avant ! Le bourg :
   Situation :    (--> le voir sur une carte)
   La petite commune de Ardes est située à 30km au Nord-Ouest de Brioude et à 30km au Sud-Ouest de issoire.
   Coordonnées du château :

45° 24' 32.81" N 3° 6' 5.922" E
 45.409114°  3.101645°


Le château :
       L'extérieur :

Où est il ?

    Depuis le village de Ardes, je me dirige vers l'Ouest pour trouver le départ du sentier menant au château de Mercoeur. Soudain, un panneau attire mon attention : Cela signifie que je vais déguster une "ruine ruinée"..... Hummm.

L'approche
     Après quelques minutes de marche, la beauté de pierre se laisse entrevoir tout en jouant avec la végétation. Plus j'avance et plus ce vestige de tour est magnifique. Elle se découpe maintenant dans le bleu du ciel. Je comprends le surnom donné à ce site :

Le doigt de Mercoeur.

Le doigt de Mercoeur est ici. 

Je suis attaqué

     Cette ruine a toutes les caractéristiques d'un château sur motte. Les remparts et courtines ont disparu et seul un vestige de tour (était ce le donjon ?) survit à l'attaque des arbres.
       Aie.... Il n'y a pas que les arbres qui attaquent, un "diablotin" déguisé en rampant me barre la route.

Etait ce cela que le panneau voulait m'annoncer ?

  Un chevalier n'ayant peur de rien (ou presque), je contourne le monstre et j'avance vers la colline.

Premières analyses
   Si ce château n'est pas maudit ni hanté par des monstres "empêcheurs de découverte", la visite risque d'être rapide car il ne reste qu'un fragment d'angle de tour.
  Comme à !on habitude, je contourne la ruine pour mieux la ressentir. Le sommet de la colline, certainement un peu aplati par l'homme, ne comporte plus de trace de remparts, de basse cour, de châtelet ou autres caractéristiques des fortifications médiévales. La végétation a repris ses droits.
Je ne reste pas de marbre devant cette pierre
       L'intérieur :

Minimal mais passionnant

   Les 2 pans de mur formant un angle de la tour sont très intéressants. Ils montrent des parements médiocres et une taille de pierre "rudimentaire". Ce château devait être une fortification de garde et non le logis d'un grand seigneur.
     La vue des entrailles de la tour est fascinante. Il y a d'abord l'épaisseur importante des murs, puis les départs de voûte indiquant 2 étages, puis de belles pierres pour une ancienne fenêtre.

 

Y a-t-il eu beaucoup de modifications ?
    La base de la tour montre une surface peu importante. Ce donjon n'était pas habitable. A l'intérieur je suis surpris des différentes qualité et provenance des pierres.

Est ce du à une consolidation "moderne" ?

 

Encore une attaque
   Durant mes réflexions, je n'avais pas vu qu'un danger me menaçait : Un dragon immense.
Sans être froussard (car chevalier je suis), je préfère quitter ce "zoo".


Histoire du château :
  Je n'ai hélas pas de documentation sur l'histoire de ce château.

* Au 11ème siècle, il semble qu'un château soit construit (?).
* Au 21ème siècle, la découverte est libre et gratuite. La ruine est dangereuse, à éviter avec des enfants.

 

Cette tour observait toute la vallée

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commentaires

Anne la Dauphinoise 18/04/2016 22:57

Au cours de mes pérégrinations dans le temps, j’ai encontré encore 2 Mercoeur : Béraud et Pierre.
Ils ont participé à la bataille (oubliée*) de Mons-en-Pévèle.
Ils vivaient donc en 1304.
Mais, d’après la logique, un seul était seigneur de Mercoeur :
Béraud est cité seigneur de Mercoeur par mon historien. De plus, on sait qu’il amena avec lui (qu’il dut amener, plutôt) 60 hommes d’armes.
… Pierre est seulement cité « Pierre de Mercoeur ». Donc, de la famille, et qui a dû connaître le castel de Mercoeur dans son enfance/jeunesse. Peut-être le frère de Béraud ?
… Pour lui aucun décompte d’hommes d’armes à amener pour la bataille. Parce qu’il était petit seigneur ? Point ne le sais. Et ce n’est pas un repère, car, dans la liste donnée, on ne connaît pas le nombre de soldats à amener pour des « grands » du royaume.

… Le nombre d’hommes d’armes, et de sergents éventuellement, est stipulé pour beaucoup de seigneurs : on peut ainsi se rendre compte de la puissance de tel ou tel, par rapport à ce qui lui était exigé en soldats (suis-je dans le bon ?).
… Et, de ce fait, j’ai déduit que Béraud de Mercoeur était puissant, car peu d’autres seigneurs eurent à avoir 60 hommes d’armes avec eux (mais beaucoup eurent moins d’hommes d’armes à amener, mais des sergents en plus, qui coûtaient bien moins cher à équiper, si je ne me trompe).

* oubliée, parce que la série de livres (livrets, plutôt, mais possédant moult de renseignements en peu de pages) est la série des « batailles oubliées » (Ed. Historic’One).
… J’aime énormément cette série de livrets si concis et tant emplis de noms de seigneurs, dates, etc… mon rêve quoi !
… Je vais donc aller, ou retourner, vers d’autres castels de votre blog, car moult de seigneurs du royaume participèrent à cette bataille, par laquelle « mon » Philippe le Bel (c’est mon 3e roi préféré !) pris sa revanche sur Courtrai.

Le Chevalier Dauphinois 21/04/2016 19:56

* En visitant cette ruine oubliée et perdue, je n'imaginais point que ses seigneurs aient pu avoir autant de "présence" pour nostre Royaume.
* J'ai plaisir par votre plume à lire les détails de vie des seigneurs dont j'ai touché les pierres.
* Ainsi, je ressens mieux "mes" ruines qui sont maintenant votre !

Anne la Dauphinoise 08/06/2015 22:57

Je viens de savoir pourquoi la famille de Bourbon (Bourbon-Monpensier, plus justement) fut seigneur de Mercoeur :
… Cela remonte au temps de Charles VI, et en l’an 1400 :
La branche cadette des Bourbons (Bourbon-Monpensier) reçut Mercoeur, avec une somme d’argent et une rente, contre l’abandon de ses droits à l’héritage des Bourbons.
… C’est le duc Louis de Bourbon qui signa cette « clause » lors du mariage de son fils Jean 1er de Bourbon avec Marie de Berry (qui était comtesse de Monpensier)
… C’est pour cela que le 2e fils de Jean 1er de Bourbon, Louis, fut comte de Monpensier et seigneur de Mercoeur (le fils aîné devenant duc de Bourbon) : il s’agit de Louis de Bourbon que je vous avais mentionné dans un précédent commentaire. (je suis heureuse, car différents grimoires me donnent les mêmes informations).

Le Chevalier Dauphinois 09/06/2015 19:17

* Que voila logique de l'histoire et des mœurs de ce temps.
* Je n'avais aucune information dans mes ouvrages sur l'histoire de cette ruine solitaire et si peu connue.
* Heureux je suis que par vous elle revit et retrouve ses racines.

Anne la Dauphinoise 08/05/2014 21:29

Si l'un de mes grimoires ne me ment point, Etienne de Mercoeur fut abbé, à la tête de l'abbaye de la Chaise-Dieu. Il mourut en 1146.
C'est tout ce que j'ai pu savoir à son sujet. (Peut-être (sans doute) un descendant d'Odilon de Mercoeur, ou de des nombreux frères et soeurs, cité par l'un de vos lecteurs ?)

Le Chevalier Dauphinois 09/05/2014 20:40



Grâce à mes visiteurs ce blog va devenir une base de données médiévales.


  Formidable !



Anne la Dauphinoise 30/12/2012 22:43

J'ai retrouvé un seigneur de Mercoeur :
en 1481, Louis de Bourbon (marié à la Dauphine d'Auvergne) était le seigneur de Mercoeur.
J'ai retrouvé sa "trace" dans un livre sur un Dauphinois, où il est stipulé que le seigneur de Mercoeur ordonna à ses gens de laisser Ymbert de Batarnay, seigneur du Bouchage, jouir en paix de sa
seigneurie de Vedrines qu'il venait d'acquérir, ces terres faisant partie de la seigneurie de Mercoeur.

Le Chevalier Dauphinois 01/01/2013 08:43



Heureux je suis  de lire vos proses. Lentement, les seigneurs peu "médiatisés" de nos provinces se révèlent. Merci.



Desnos 14/12/2012 12:09

Il existe un compte rendu du château de Mercoeur d’Ardes sur Couze publié en 1898 par le chanoine Jardet, aumônier des religieuses de Cluny (ordre dont Odilon de Mercoeur a été le supérieur).
« A 3 kilomètres de la petite ville d’Ardes sur Couze, s’élève à une altitude de plus de 900 mètres un plateau nommé encore aujourd’hui « la butte de Mercoeur ». Un antique château féodal en
couronnait le sommet protégeant de son ombre les rares habitations échelonnées à ses pieds….Au bas de la butte, un grand fossé en forme de circonvallation, dont on a retrouvé naguère les déblais,
en forme les extrémités. A l’est, un précipice au fond duquel roulent les eaux bruyantes de la Couze….De la redoutable forteresse il ne reste que des ruines informes : quelques pans de mur à
hauteur d’appui jalonnent ça et là l’enceinte de la place, et un semblant de parapet émerge à moitié enseveli sous les décombres. Seule, à l’extrémité de l’esplanade, une encoignure du donjon se
tient encore debout. Une longue aiguille de maçonnerie déchiquetée par le temps et s’émiettant de plus en plus rappelle mieux encore que tout le reste la mémoire des anciens jours. On y reconnait
trois étages marqués par des voûtes écroulées dont les amorces sont encore visibles.
A la lumière de la science archéologique qui a fait de si rapides progrès, il nous est facile de reconstituer le château fort du Xème siècle et de le contempler dans toute la majesté de son
ensemble. Ce qui frappe d’abord la vue, c’est l’énorme donjon. Quelle masse !quelle élévation ! La silhouette générale est lourde et sans grâce, mais l’œil n’a pas le loisir de s’arrêter à ces
détails, et c’est la la seule synthèse de cette forteresse que nous devons saisir. Le plan en est simple et la construction sévère : une tout carrée de pierre, ou donjon, divisée en trois étages et
assise sur le vaste plateau de basalte ; un sous-sol en contrebas, pratiqué dans l’épaisseur de la butte et où se trouve un puits, condition nécessaire d’une longue et efficace résistance ; un
fossé formant un cercle à la base de cette éminence et l’isolant des autres constructions ; autor du château qui se dresse sur le rocher comme une haute citadelle s’étend une vaste enceinte
enserrée de tous côtés par un second fossé précédé d’un rempart en terre surmonté de palissades en bois ou peut être plus sûrement, par unsolide mur de défense qui se relève en poterne pour donner
accès dans l’enceinte. Mais dans cette bâtisse naïve, l’enceinte n’est rien, le donjon est tout…
Tel était, dans la seconde moitié du Xème siècle, le château fort qu’habitait la noble famille de Mercoeur ».

A noter aussi: Odilon de Mercoeur,avec ses 9 frères et soeurs est né dans ce chateau. Son père Bérald était de la première noblesse d'Auvergne, sa mère Gerberge était la fille du comte de Vienne et
parente d'Hugues, roi d'Italie.
Conclusion: grande noblesse mais petit logis....

Le Chevalier Dauphinois 15/12/2012 08:05



  Je vous remercie pour votre passage sur mon modeste blog et surtout pour votre long commentaire donnant plus de vie à cette ruine oubliée. Prochainement, je mettrai en forme vos
informations pour compléter mon maigre historique.