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Ombre et lumière

20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 06:30

 

Département :  11 - AUDE
 

Est ce un château fort ou un rocher ?

Le bourg :

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le village de Camps sur l'Agly est situé à 42km au Sud de Carcassonne, à 40km à l'Ouest de Salse le Château (voir cette forteresse), à 30km au Sud-Est de Limoux et à 7km à l'Est-Sud-Est de Bugarach (voir son château).

      Coordonnées du bourg :

42° 51′ 38.16″ N 2° 26′ 3.84″ E
 42.8606°  2.4344°

 

Le château :

     L'extérieur :

L'arrivée

   Lentement, je serpente sur la petite route ensoleillée en direction du département des Pyrénées orientales où chaque panneau routier est annonciateur de beautés touristiques. Soudain, au détour d'un virage, une puissante masse rocheuse apparaît au centre de la vallée.

    Il semblerait logique qu'une construction fortifiée ait été aménagée pour contrôler la plaine entre les montagnes. Avec fébrilité, je m'approche de la petite commune de Camp sur l'agly.

   Depuis la route, le petit "pog"parait imposant et difforme. Il est difficile de distinguer le rocher des murs construits.

   Lentement je m'approche.

Voyez vous des courtines ? ?

 

La découverte

    A la verticale de la paroi, les courtines apparaissent enfin, mais elles ne mesurent plus que 50cm de haut.

     Curieusement, très peu de pierres "tombées" sont visible en bas du rocher. Il est logique de penser que ces belles pierres taillées ont été réutilisées pour construire les maisons du village.

   En faisant le tour, une question se pose :

Comment "grimper" pour voir le château ? 

 

Vais je pouvoir entrer ?

    Je contourne lentement le rocher pour trouver une faille. Il y a une paroi verticale sur les 4/5ème du périmètre.

    Il reste donc 1 seule possibilité --> Le passage coté Sud par les ronces (curieusement les ronces adorent les chemins que j'emprunte. Il faudra que je réfléchisse à ce mystère).

   Ce semblant de chemin contourne un château d'eau (c'est habituel, dans de nombreuses ruines élevées proche des villages, un château d'eau est installé à proximité  voir Vaour  ou dans la cour du château  voir Quillan).

  Pour entrer il faut monter par cette faille.

     L'intérieur :

L'entrée

   La montée se fait par une faille naturelle entre 2 parois au centre de la masse rocheuse. Je n'ai pas vu de trace de piédroit pour une porte à battant, mais il semble logique que cette entrée devrait être protégée.

    Avec une largeur de 1,5m, la défense contre un ennemi devait se faire par le haut. Il devait un y avoir :

* Une pseudo bretèche sur un arc de bois (?) au dessus,

* Un assommoir dans le "goulet".

   Hélas, rien prouve mes dires. Mais une chose est certaine, on ne se sent pas en sécurité :

* Dans ce couloir montant,

* Sans protection

* Espionné de haut.

  Heureusement, en ce beau jour d'avril 2006, ce ne sont que des oiseaux qui m'espionne

Pensée personnelle :

- Les assaillants médiévaux devaient être bien fous pour accepter de recevoir des projectiles dans ce traquenard.

  Des ancrages pour des poutres

 Le goulet

     Dans la deuxième partie de cette montée, les parois comportent  des ancrages pour installer des poutres. Ma théorie d'assommoir semble correcte.

  Nota : Cela est facile à deviner. C'est une des classiques défenses dans un château du 13ème siècle. Point génie je suis..

    Mais ces ancrages pouvaient aussi servir pour supporter un plancher (la surface du rocher étant faible et les failles nombreuses, l'exploitation des vides était une nécessité).

 

La plate-forme

    Elle est très difforme, et les architectes ont du renouveler d'audace pour faire tenir un château à cet endroit.

Que vois je :

1 - Un panorama extraordinaire. L'absence de mur permet une vision à 360°, (c'est l'avantage de "mes" ruines, la vue est toujours merveilleuse, Versailles n'arrive pas à la cheville de "mes" palais  ). Les montagnes Audoises se découpent à merveille dans ce ciel bleu.

2 - Sur la face Ouest, les murs, dont les parements ont disparu, devaient mesurer 1,2m. Une petite faille semble avoir été exploitée par un arc de décharge pour agrandir la surface habitable.

3 - A gauche sur la petite terrasse en surplomb, plusieurs banquettes (voir exemple d'une banquette au château de Montferrand dans l'Aude) très soignées ont été taillées dans la roche pour supporter un épais mur. Cela ressemble à un habitat (logis seigneurial), car il est situé au Sud.

4 - Sur la face Est (bien au dessus du château d'eau) sont visibles des bases de murs "entourant" une salle de 3m x 10m. (cuisine, magasin ?). 

5 - Au Sud, au dessus de l'entrée, il y a les restes de plusieurs murs de ce que l'on pourrait définir comme le donjon.  

 

Le donjon

     C'est une "tour" carrée de 4m de coté avec un mur de 1m d'épaisseur. Elle est protégée du coté de l'attaque par une chemise (mur extérieur de protection) qui longe la terrasse. Aujourd'hui l'accès à cette terrasse n'est possible que par un saut digne d'un record du monde (heu, je mens un peu, il y a 1,5m de vide, mais c'est impressionnant). Une passerelle démontable ou une échelle permettait sûrement un accès protégé au 13ème siècle.

 

Je vous laisse ici

   Plutôt que de vous décrire cette beauté du moyen âge minimale et pourtant passionnante, je vous laisse rêver devant ces images et je vais déguster une savoureuse pêche.

 

 

 

Histoire du château :

* Au Ier siècle, l'exploitation d'une mine , comme à Bugarach, justifierait la présence d'un fortin. Mais aucun document ou  ruine l'atteste.
* Vers le 9ème siècle, avec les invasions Sarrasines puis Barbares, les "Audois" se réfugient dans les montagnes. Camps devait être un de ses refuges.
* Au 12ème siècle, Camps appartient à la puissante famille de Cucugnan apparentée à celle de Peyrepertuse, descendant des Vicomtes de Fenouillèdes.
* Vers 1238, le château abrite des "faidits" (seigneurs dépossédés de leurs biens pendant la croisade des Albigeois). Conséquence, l'armée croisée fait route vers Camps.
* Vers 1239, Béranger, seigneur de Cucunhan (voir l'histoire de Cucugnan) est très impliqué dans les combats contre "les envahisseurs du Nord". Il assure la défense du "castrum de Kabs" (château de Camps sur Agly).
* En 1241, Pierre et Béranger de Cucugnan se soumettent aux armées Royales, le castrum de "Calmis" est cité.
* Vers 1242, le seigneurs de "Calmis" garde (ou retrouve, l'histoire est assez floue) son château et ses terres.
* En 1247, hommage de Pierre de Cucugnan  au Roi Louis IX. Cet acte confirme la possession des terres de Camps à son propriétaire.
* En 1371, hommage de Guillaume de Cucugnan (nouveau seigneur) au Roi, pour les terres de Camps.
* En 1445, le testament du seigneur Armangaud de Rouffiac lègue à différentes églises des terres et des domaines. "Calmis" est cité dans ces donations.
* Vers 1480, les troupes aragonaises ravagent les régions du Fenouillèdes et de la Haute Vallée de l'Aude.
* Vers 1550, après la guerre de cent ans et quelques épdémies qui ont dévasté la région, il semble que la renaissance donne un peu de confort à ce château rustique.
* En 1676, le village se nomme : Cans.
* En 1769, il est dénommé Campvilla.
* En 1792, aucune mention du château, mais vu son état et sa rusticité, il est probable qu'il ait été lentement abandonné vers le 17ème, puis ait servi de carrière de pierres pour les villageois.
* Au 21ème siècle, la visite est gratuite. Mais elle est rendue difficile par les hautes herbes et les clôtures. Certaines pierres sont "mouvantes", prudence est un maître mot. Ruine réservée aux passionnés.

 

Il y a 6 siècles, ce château devait impressionner l'assaillant

 

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Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Languedoc : 11 30 34
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commentaires

Anne la Dauphinoise 21/08/2013 14:08

C omme je l'avais paravant pressenti,
A "ausculter" le peu de restes ici,
M ieux que personne l'avez-vous dit un temps :"
P erdues dans les errances du temps", vraiment,
S ont ces ruines : à mes yeux ont-elles bien

S emblance d'oubli, et des hommes paraîssent loin...
U ne sente, qu'il faut d'abord aller chercher.
R ien qu'une faille, dans cet énorme rocher

L ivre un passage, qui sans nul doute antan
'
A ccentua l'émoi des assaillants :
G uère n'avaient-ils tant de chances d'accéder
L ibrement au castel, sans être "piégés":
Y avez-vous défenses devinées,

A tmosphère de crainte qu'eurent les ennemis
U ne fois ce vrai "coupe-jarrets" investi...
D isons plutôt "coupe-têtes", car le danger
E manait du haut; nous l'avez prouvé...

L a plateforme où siégeait le castel
A brite aujourd'hui bien maigres parcelles
N otables d'icelui; néanmoins pouvons
G uider nos rêves pour y voir un donjon,
U nir tous ces lambeaux d'une vie passée
E t château, lors, tout entier "remonter".
D ois-je dire que par vos images et écrits
O nt tout-à-coup devant moi ressurgi
C ertains moments d'Histoire... J'en suis ravie !
...

N e sont beaucoup de pans de murs là vus
O ù aux rochers sont moult confondus...
T rès "aérien" dut être ce castel
A insi près du ciel, avec passerelles :

B ien je les imagine, failles survolant...
E t, pour sûr, notre Chevalier servant
N 'eut point craint, grâce à elles, lors enjamber
E noooorme précipice !... Tant pis... Raté !...

Le Chevalier Dauphinois 23/08/2013 13:03



   Dans notre beau Royaume, il y a de nombreux cailloux abandonnés qui furent de beau châteaux forts. Grâce au travail des archéologue et médiéviste, leurs emplacements sont identifiés
et répertoriés.


  Pour ce site, je me suis inspiré des travails d'universitaires et spécialistes. J'ai fait un travail inverse. A partir de mes lectures, j'ai essayé de retrouver la fonction des pierres.
J'adore ce style de ruine oubliée.



Anne la Dauphinoise 03/05/2013 13:57

Hâte... et point hâte j'ai de voir votre nouvelle forme d'image... car vos nouveautés m'effraient bien tant !... (à moins que vous n'ayez vous-même dessiné des pans de castels...?...)
Et de lire la fin de votre réponse ne me rassure point... Ma réaction à votre article, vous l'aurez, pour sûr, mauvaise ou bonne (j'espère que ce n'est point "un signe" - moi qui n'y crois mie !-
d'avoir écrit "mauvaise" avant "bonne" !)
Provocateur, je pense que vous l'êtes un peu ! (et si c'est le mauvais temps qui vous le fait devenir, je ne suis pas au bout de mes peines, on dirait !... de mes vraies peines... si, si...)
Tant que le Chevalier ne se fait pas "manger tout cru" par le provocateur, mon courroux ne sera pas trop grand, je pense ... Sinon, je sens déjà monter en moi des acrostiches "ravageurs" !...

Le Chevalier Dauphinois 03/05/2013 18:24



      ....Amusé je suis par votre réaction.


   Il me faut varier un peu les images et les styles de châteaux, donc je teste, je m'essaie un peu, je joue aussi....


  Dernièrement j'ai décrit une motte. L'article ne paraîtra pas de suite....Il faut un peu d'imagination et de volonté pour faire vivre un article montrant une butte de terre et
d'herbe.... Après ce minimalisme, il me fallait un vrai site entier pour montrer la richesse d'un château fort.


"Versailles et la cabane de jardin" (image cela est bien sur) sont 2 constructions des hommes..... L'opposition, c'est cela aussi mon blog..... Courage.... Le choc ne sera pas
violent..... peut être pas......... Quel vilain joueur et provocateur je suis !



Anne la Dauphinoise 02/05/2013 21:36

Pour être "actif avec la souris", il me semble qu'on l'est encore plus dans les autres genres d'articles, puisque si l'on veut voir une image, il faut cliquer sur le lien vert, sinon : rien ! Cela,
j'espère que vous ne l'enlèverez jamais. Pour moi, c'est la magie de la découverte à travers vos articles (l'image qui se fait désirer - ou non, peut-être, pour certains ? - et que l'on garde près
de soi tant que l'on veut)
... Mais avoir une série de photos, en supplément, ne me déplait pas, surtout si, comme ici, il n'y a plus rien à dire sur la ruine. (mais seulement dans ce cas ! c'est mon avis : s'il y a du
texte, cela change tout à mon regard. Comment dire : cela semble plus impersonnel, comme si vous nous abandonniez en disant :"et maintenant, débrouillez-vous avec ces photos !" -l'impression que
j'ai eue à Pisany -) Il faut vraiment que cela soit du "superflu" (si superflu il peut y avoir !) pour que cela "passe", pour moi.
... Quelle exigence !... oui, mais vous nous avez appris à l'être, exigents, aussi, avec vos articles parfaits !
... Et j'espère même que votre nouvelle "technique dynamique", que je trouve "géniale", sera, elle aussi un "supplément" à vos articles habituels... non ?...

Le Chevalier Dauphinois 03/05/2013 12:44



  Point de doute vous devez avoir, les images apparaissant sur un mot-cliquable ne disparaitront pas (à moins que la nouvelle plate-forme ne les accepte plus.... Mais j'en doute.... Et
je saurai entrer dans le langage html pour mettre le code de l'image).


  La vue dynamique ne permet pas d'avoir une bonne définition d'un détail, donc il y aura toujours des images fixes pour montrer ou attirer l'attention. Ces différentes techniques sont
complémentaires il me semble, chacune a ses avantages que je me dois d'exploiter.


    Il me semble que les visiteurs pressés ne souhaitent pas beaucoup cliquer, donc je me dois de "résumer" ou montrer rapidement les qualités de la ruine.... Peut être prendront ils le
temps de lire après avoir été séduits par quelques images ?


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   Dans une semaine, une petite surprise (une nouvelle forme d'image) sera visible.... Cela m'a amusé de la créer, mais elle n'est possible que pour certains châteaux.



  Hier soir, j'ai pensé à vous car.... j'ai finalisé un article sur un site "touristique"  ... Il ne va pas
paraître de suite, mais j'avoue attendre votre réaction.  .... Le pire est qu'avec le week-end maussade, je
vais certainement en faire un autre tout aussi médiatique et touristique.... Serai je provocateur ?.... en plus d'être chevalier.


 



Anne la Dauphinoise 02/05/2013 14:22

Alors voilà un exemple d'un article repris et "amélioré", avec rajout de photos... Bel exemple, en effet, de ce que vous m'avez écrit ailleurs (à St Pierre de Fenouillet)
Et ici, vos photos en série me plaisent, puisqu'elles apportent "un plus" à l'article.
Jolie façon de "remettre au goût du jour" une vieille ruine (dans tous les sens du terme...), et si cela vous prend certainement du temps, cela en vaut la peine pour nous lecteurs. Ainsi, vous ne
le faites pas pour rien.
Je reviendrai voir plus longuement cette ruine qui, d'après moi, fait partie de vos "ruines perdues dans les errances du temps".

Le Chevalier Dauphinois 02/05/2013 20:10



   Heureux je suis que mon astuce d'affichage photos en tableau vous plaise.....Je m'aperçois aussi que cela dynamique l'article et oblige le visiteur à être actif avec sa souris.


  Chaque mois, je vais (j'espère) reprendre 1 à 2 vieux articles. Mes premières proses étaient peu documentées ou avec des images petites.


  J'ai aussi noté sur ma carte les châteaux (en ruine bien sur) à "revoir" et surtout à re-photographier avec ma nouvelle technique panoramique dynamique. Technique que j'ai encore
améliorée récemment grâce à la lecture d'un livre.


  Mais je vais attendre la migration de mon blog sur la nouvelle plate-forme, car je crains que cette méthode mise dans un article soit un peu différente. Le langage informatique entre les 2
versions n'est pas 100% compatible.



L.G. 13/05/2006 13:43

Châpeau! comment fais-tu pour recueillir tant d'infos en si peu de temps?

J'ai peu de choses à rajouter à cette histoire.
De la tradition orale seulement :

Au XIXè le village a déménagé de la face nord-est à la face sud du castrum. En témoignent les restes de murs et de rues dans ce qui est aujourd'hui un bois de chêne blanc.
A cette même époque la famille Reynaud, gros propriétaire terrien, possède aussi le château. C'est à cette époque que les pierres sont vendues, et semble-t-il jusqu'au milieu du XXè, pour construire le village actuel.

Il existe des souterrains, et une salle dans la roche, impossible à voir de l'extérieur et dans laquelle un boyau arrive. Mais il faut y avoir bien crapaüter pour la connaître...

Dernière chose, et toujours de tradition orale, la garnison de Camps faisait partie du service de "communication" de l'époque cathare, à la manière des indiens d'Amérique, le chateau en était un maillon au même titre que celui de Peyrepertuse, de Quéribus et une installation tout en haut du pic de Bugarach.

le chevalier du 38 13/05/2006 14:06



     Merci L.G pour ta visite et pour toutes ces informations complémentaires........ Il n'y a pas de secrets pour les informations (je ne suis pas un E.T. 
hihihi).


  Celà fait "800" ans que je me passionne pour les ruines castrales. Je récupère des journaux, j'achète des livres, je fais des vide-greniers, je discute avec les villageois, je récupère des
prospectus dans les Offices de Tourisme, j'achète des revues spécialisées....... et la documentation se complète.


Annecdote:   A Colmar, j'ai trouvé un livre sur l'Isère édité il y a 12 ans dans ma ville mais introuvable aujourd'hui. (c'est formidable
comme un livre voyage).


   La difficulté est le classement et le rangement, (retrouver une information dans un bric à brac de cartons chez soi est parfois plus dur que de trouver un livre chez un
bouquiniste). C'est là, que l'informatique est géniale, avec le scanner  et un logiciel de base de données. Tout  est disponible instantanément.


  Et puis, cela fait plusieurs années que j'écris des proses sur les ruines (pour moi et mon PC  seulement). Je ne les avais pas publiées. L'envie du site web existe depuis 4
ans mais je n'avais pas franchi le cap.


  Aujourd'hui, je montre mes recherches d'amateur passionné.