Votre Chevalier Dauphinois va s'absenter du monde du blog jusqu'au 22 juin. Je tenterai de répondre à vos commentaires 1 fois par semaine.
Ne soyez pas triste car j'ai pensé à vous.
De magnifiques articles sur des fortifications médiévales vont paraitre en automatique.
Bonne lecture à toutes et tous !
Département : 42 - LOIRE
Le bourg :
Situation : (--> le voir sur une carte)
Le château de Donzy est situé à environ 5 kilomètres à l’Est de Feurs (département 42), entre Salt en Donzy et Salvizinet.
Deux routes indiquent le château depuis la D10 :
* La première – la plus à l’Ouest – investit le site par "le bas",
* Tandis que la seconde vous amène au bâtiment principal.
Comme nous aimons les surprises, nous vous conseillons plutôt la seconde, car votre émerveillement ira crescendo
, d’autant que la route du bas se termine chez un particulier, lequel n’est pas forcément émerveillé de voir des amoureux des vieux cailloux rôder autour de chez lui.
Le château :
Après avoir traversé Salt en Donzy et effectué quelques demi-tours en règle (avec le manque d’expérience, ils sont fréquents), nous trouvons enfin la bonne route, celle qui mène au château. Un sens interdit nous barre l’accès à quelques dizaines de mètres de l’édifice (pour éloigner les curieux, ou pour la tranquillité des rares riverains ?), mais il en faut plus pour nous décourager, nous faisons fi de l’avertissement et nous garons au pied des ruines.
Magnifique spectacle, malgré le mauvais temps.
Bien sûr, les murs sont en très mauvais état, et le château doit avoir un certain rôle dans la plupart des maisons alentour, mais qu’importe, l’excitation est là !
La 1ère chose qui attire mon regard, c’est la taille (non, pas la grosseur, mais le coup du burin
) des rangs de pierres extérieurs : Ils semblent si semblables que de loin on jurerait de briques !
Nous avons entendu dire que seuls les riches propriétaires apportaient un tel détail, et effectivement, le château appartint aux Comtes du Forez dès le 12ème siècle, qui firent rajouter le donjon.
Hmmm, n’étant point experts en la matière, nous n’engagerons pas plus d’investigations, et laissons ce plaisir au chevalier Dauphinois.
La végétation qui n’a pas fragilisé ou détruit les murs du bâtiment principal cache l’essentiel des parties encore visibles... Nous décidons donc de contourner l’édifice pour en avoir une vue plus large. Au détour d’un buisson, nous tombons par hasard sur une construction en contrebas...
Contrairement à l’enceinte du logis seigneurial, la chapelle n’a pas servi de carrière, et le spectacle est donc assez agréable :
- Deux montants de pierre font office d’entrée,
- Suivis à mi-chemin d’une ouverture en arc plein cintre, laquelle indique que l’édifice date de l’époque
romane.
- Et dans le chœur, trois ouvertures, romanes elles aussi, apportaient au prêcheur un peu de lumière.
Leur distance
du sol étant assez peu élevée, nous imaginons que le toit, les sédiments et divers autres composants ont recouvert une bonne partie de l’intérieur de l’édifice, tant et si bien que l’autel a
du être englouti ! (s’il n’a pas été pillé quelques siècles plus tôt...).
Autre curiosité de l’édifice - Un pilier qui ne soutient ni mur ni charpente :
* Etait-ce un clocher?
* Ou bien est-ce simplement un pan de mur qui aurait survécu aux outrages du temps ?
La ruine castrale
Apercevant des formes depuis la chapelle d’autres murs défigurés, nous accourons un peu plus bas, pour trouver un rempart. Ses restes, quoi que très altérés, font encore état de moult détails.
Une tour ouverte à la gorge nous présente ses archères à coussiège (voir vocabulaire), une courtine ainsi qu’un rang de créneaux. Le rempart suit le cours de la Charpassonne, une tranquille
petite rivière, pour rejoindre la porte du village, flanquée d’une tour ronde munie d’archères canonnières et d'archère droite avec
ouverture pour arquebusière.
Cette porte ainsi que les fortifications
ont été construites pendant la guerre de Cent ans pour protéger le village des bandes armées à la solde des Anglais. Le spectacle est d’autant plus beau que les sites castraux sont rares dans
cette région.
En jetant un coup d’œil hâtif par une ouverture de la tour, je m’aperçois que celle-ci ne sert plus que de réduit à outils.
Le village fortifié
En remontant le long de la rivière, nous trouvons cà et là des ruines de maisons, mais ici encore, la végétation cache beaucoup de trésors...
Nous décidons de remonter explorer le logis seigneurial. Sur la route, deux trous creusées dans la roche – et dont la forme nous rappelle celle de deux sièges (nous avons vu des formes similaires à Quéribus, d’ailleurs) attisent notre curiosité.
Malheureusement, nous n’avons pas de photo, mais ce n’est que partie remise, lors d’une prochaine visite, je joindrai l’image au texte.
L’intérieur de l’enceinte ne prête pas à grand commentaire... Outre le peu de murs encore debout, là aussi, la végétation nous
gâche complètement la visite.
Nous quittons donc les lieux un peu amers
de ne pas être venus avec force machette et
tronçonneuse… (je plaisante, bien entendu
), mais enchantés d’avoir visité une si belle ruine, encore "dans son
jus".
Aujourd’hui, le site est libre d’accès, quand bien même une habitation jouxte la porte d’entrée du village. Le risque de prendre une pierre est faible dans le village, et
élevée dans le logis.
Histoire du château :
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