Votre Chevalier Dauphinois va s'absenter du monde du blog jusqu'au 22 juin. Je tenterai de répondre à vos commentaires 1 fois par semaine.
Ne soyez pas triste car j'ai pensé à vous.
De magnifiques articles sur des fortifications médiévales vont paraitre en automatique.
Bonne lecture à toutes et tous !
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Pays : |
SUISSE |
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Canton : |
FRIBOURG |
Orthographe
| Dans certains livres et cartes, le nom Gruyère s'écrit sans S, mais sur le site officiel, et dans certaines revues, le nom s'écrit : GruyèreS. Je ne sais que penser. Je ne vais pas mettre le S et j'attends vos remarques sur la raison de cette double écriture. |
Le château et la citée fortifiée : (les voir sur une carte)
Gruyère est à 30km au Sud-Sud-Ouest de Fribourg et à 5km au Sud-Est de la ville de Bulle.
Description du château :
En arrivant près de ce village, j'ai les "naseaux" en effervescences. Non, ce n'est pas une odeur de fromage qui me titille, mais celle caractéristique de la pierre
médiévale. Hummm... La sentez vous ?
Et curieusement, une illustration me revient en mémoire. Je vais voir, non pas un simple château, mais une cité fortifiée.
La cité fortifiée :
Sur une belle colline verdoyante se dessinent les formes rondes du château de Gruyère. Une route carrossable monte vers la cité, mais je préfère la découvrir à pieds, par
un chemin qui serpente au milieu des arbres.
La cité est construite tout en longueur (500m) sur la colline. Le rempart de la cité est encore visible, et à l'intérieur quelques détails agrémentent la visite
: Emplacement du pilori, une mesure à grain (impôt ou marché ?), tour de guet, etc...... Mais les commerces "très modernes" ont envahi les maisons, la place, et les ruelles; Il est
tard, je ne vais pas m'attarder ici, et je me dépêche pour admirer le château.
L'extérieur du château :
Le château de Gruyère n'est pas une ruine comme je vous en présente souvent, mais un ensemble de bâtiments ayant évolués durant 5 siècles. Son architecture médiévale est
visible partout, nous allons nous "régaler".
Le château :
La cour extérieure et la façade :
Un premier rempart me fait face. Il a été restauré mais montre ce que devait être la défense d'un château. Après les quelques piastres données au guichet, j'entre dans la
basse-cour. Elle est grande et pouvait sûrement protéger une partie du bétail en cas d'attaque. La façade d'entrée est le reflet de ce qui m'attend durant toute la visite. Elle est très défensive par ses murs
épais et par une porte défendue par un pont-levis (disparu); Mais très douce grâce à l'époque Renaissance qui a adouci un peu ses formes. De
nombreuses fenêtres à accolade et à meneau en croix du 15ème siècle amènent la lumière aux étages.
Le cercle en fer sur la gauche est une sculpure du 20ème siècle, le château est aussi une centre artistique.
La cour intérieure (ou cour d'honneur)
:
En entrant dans ce château, je me sens "tout bizarre". Bien sur, il y a le choc pour moi de ne pas voir une ruine à laquelle je suis si habituée (hihihi), mais c'est l'harmonie des
styles et la légèreté de l'architecture qui me surprend.
Certes, ce n'est pas une vrai demeure Renaissance comme Blois ou Chenonceau, mais il me semble que l'architecte a donné de l'air à cette vieille bâtisse médiévale.C'est le calme qui
règne dans cette cour.
Pour comprendre la visite, il faut regarder le plan :
Pour faciliter l'axe de circulation vers les étages, il a été construit au 15ème siècle une tour escalier à l'extérieur des bâtiments d'habitation. Le rez de chaussée m'attend.
Le rez de chaussée :
Je
rentre dans un univers que je connais..... hummm, cela sent bon !...... Voici : La cuisine.
En pensant "cela sent bon", je ne pensais pas à l'odeur de la viande rôtie ni aux plats goûteux, car cette pièce
n'est plus utilisée, je pensais à "l'odeur médiévale", bien sur.
Quelle pièce magnifique ! Et en plus elle est meublée.
Le sol est mal nivelé, c'est une astuce architecturale classique. Le sol dans ce type de cuisine est souvent gras. Pour éviter les chutes, la solution est de "mettre" de la
rugosité, et même parfois de créer des caniveaux en pente pour évacuer les saletés.
Un peu plus loin, une pièce est nommée: "Salle des Gardes". Bien que reconstruite au 15ème siècle, elle garde sa maçonnerie originale du 13ème
avec des murs épais. Les salles de cet étage sont les communs et ne bénéficient d'aucune décoration et ressemble par leur rusticité, à mon époque favorite.
Les étages :
Changement de décors.
Les nombreuses salles d'habitation sont très Renaissance. Murs et plafonds comportent des décors peints d'une grande finesse. Ce style "florale" est une constante dans beaucoup de châteaux (et même ruines)
occupés par les Bernois ou les Fribourgeois. Je vous en montrerais d'autres.
La chapelle castrale (en jaune sur le plan) :
Elle n'est pas proche de l'habitat seigneurial, mais construite dans le rempart Nord. La voûte et l'abside ronde sont de style roman.
Le
jardin (en vert clair sur le plan) :
Entre le donjon Savoyard et le rempart Nord-Est, un joli jardin à la Française a été aménagé par les Fribourgeois. Ce contraste des styles est incroyablement
esthétique.
Le chemin de ronde (entre les 2 tours rouge sur le plan) :
Il est rare qu'un château ayant évolué à la renaissance ait gardé un chemin de ronde, et il est encore plus rare qu'un visiteur puisse le découvrir. Gruyère offre ce double plaisir. Et que
fait un "soldat" sur un chemin de ronde ? Comme moi, il regarde le paysage.
Histoire du château :
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Je me suis replongée dans le livre sur la bataille de Varey - ces petits livres sur les batailles oubliées sont extraordinaires car même petits en taille ils foisonnent de détails - et j'ai rencontré le comte de Gruyères de l'époque (las, point n'ai son nom) qui participa à la bataille de Varey, en 1325, côté savoyard bien entendu: malchance pour lui... il se trouvait du mauvais côté !
Heureux je suis que ce château presque inconnu soit pour vous la rencontre de personnages... vaincus par "nous". :P
Très bel article où je reviendrai voir les liens. merci!
Merci.... Je comprends maintenant mon erreur et je corrigerai l'article prochainement. ;)
Je pensais que vous l'aviez gardé, car il cite, entre autres, 4 seigneurs différents de La Pierre, et 2 autres sans donner leur nom, de 1420 à 1726: voulez-vous que je vous envoie ce que j'ai noté à leur sujet ? (puisque votre article n'est pas encore "sorti") Je n'ai pas gardé le lien: j'ai copié le document directement pour l'avoir "sous le coude" facilement.
C'est une petite mine d'or pour moi ! j'ai pratiquement fini de "l'exploiter" directement. Me reste à trouver les liens qui pourraient m'amener à d'autres seigneurs.
Je suis plus dans la recherche de ruines, la diversité des constructions fortifiées que dans l'histoire des seigneurs (mais il est important de la connaître car ce sont eux qui ont construit l'histoire et fascinné les collines et villages.).
Sachant que c'est votre passion j'ai tenu à vous faire connaitre ce document.
... Et un lien je viens de retrouver entre cette seigneurie Suisse et le Dauphiné, par le biais du comte Michel que vous citez en 1555:
Ce comte était marié à Catherine de Monteynard (comme Dauphinoise on ne fait pas tellement mieux) et en 1541, ce comte vendit une rente annuelle à un membre du grand sénat de Lucerne, à prendre sur la seigneurie de Gruyère: avait-il déjà des problèmes d'argent à cette époque ? et qui justifieraient la vente que vous notez un peu plus tard...
Malheureusement, d'après votre historique, guère ne dura cette "possession" (un bien grand mot!) de Gruyère par les Dauphinois...
... Ce qui me sied le plus dans ce château: la cuisine, la salles des gardes et le chemin de ronde: qui reflètent le plus le Moyen-Âge à mon avis.
Comme je suis heureux que mon petit lien fasse de vous une princesse heureuse. J'avoue que je n'en avais pas vraiment l'utilité puisque point de ruine il montre et cite.
Si d'autres informations me parviennent, de suite je vous les fais parvenir.
Je viens par ce message répondre à votre question concernant Gruyère : avec ou sans "s"?
En fait, il s'agit de deux choses différentes. Gruyères est la ville, située sur la colline, qui abrite le château. Cette ville se situe dans le district de la Gruyère (sans "s" cette fois!), région de Suisse qui a donné son nom au fameux fromage. Pour votre information, le vrai gruyère AOC -pas le français- n'a PAS de trou... eh oui :-).
Contente que vous partagiez la passion qu'ont les gruériens (sans "y"), dont je fais partie , pour leur château !
Bien à vous
Merci... Haaa, comme j'ai plaisir à vous lire et à comprendre les subtilités. Cette curiosité du S, je l'avais déjà vu en Belgique à Fagnolles.
Et pour cette beauté gustative qu'est le Gruyère sans trou, je me souviens en avoir dévoré au gite dans le Canton de Vaud, si proche.
On s'imagine presque dans des films historiques !
Ce château fut aussi une surprise pour moi. le mélange entre "une forme de modernisme" et une médiévalité. Et puis, il y a aussi ce merveilleux accent Suisse.
A quand un article sur le château de Joux près de Pontarlier ?( J'ai hâte!)
.... Pour le Jura, j'ai prévu les articles pour 2012... Je sais, cela fait 2 ans à attendre, mais les ruines ont attendu 800 ans avant d'être dans ce blog, donc 2 ans, c'est peu.
en tous cas il n'illustre heureusement pas le paradoxe du Gruyère!
"Plus il y a de gruyère
Plus il a de trous
mais plus il y a de trous
Moins il y a de gruyère."
Mais il n'y a pas de trous dans le gruyère.
:-)
Dauphinois, êtes-vous de Grenoble ou des environs? Je me souviens d'excellents séjours dans la cité des Lesdiguières et des Lavallette, le plus souvent dans le cadre de joutes orthographiques.
Merci de votre passage sur mon site, et de votre commentaire!
Pour revenir à la question initiale, on écrira donc "Château de Gruyères".
merci pour cette belle découverte.Un château comme je les aime. Le jardin de ce château est très beau, il me rappelle un peu une partie de celui de Villandry !
Bonne soirée, à tantôt
Ce chateau est un bijou, placé tout en haut de cette colline.
Merci pour partager
Elisa, Argentine
Les "ruines ruinées" laissent place à l'imaginaire, et aiguisent le coté Sherlock Holmes., et je les adore !
Mais parfois, j'ai besoin de voir un vrai "pas cassé" pour mieux comprendre "mes" ruines. Voila un bon exemple "gutatif".
C'est amusant car dans ce lieu, je m'y suis "presque ennuyé" (c'est pour te provoquer bien sur).......... il est vrai que dans la ville fortifiée mon plaisir était minimal, mais après, dans les salles... wahouuuu, quel plaisir.
J'avoue que ma sensibilité est plus proche des cailloux qu'il faut deviner après une marche en forêt que des belles demeures..... Mais j'en ai besoin pour parfaire ma médiocre connaissance.