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Ombre et lumière

29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 06:30

 

Département :  15 - CANTALSur son plateau, les ruines surveillent encore le passage des touristes.

 

Le bourg : 

     Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Molompize est une petite commune située à 25km au Sud-Ouest de Brioude et à 30km au Nord de Saint Flour.
   Le château est posé sur une colline proche du village. C'est un magnifique poste de surveillance de la vallée de l'Alagnon.

   Coordonnées du château :

45° 14′ 22.66″ N 3° 8′ 29.55″ E
 45.239628°  3.141542°

 

Le château :

     L'extérieur :

L'approche

   C'est en empruntant la RN122 de Massiac à Joursac pour voir son ancienne forteresse que mon destrier se mit en arrêt. Nous sommes comme un vieux couple, il connaît ma passion et à la vue d'une ruine, il stoppe dans l'herbe.

   Sur sa colline, la ruine ressemble plus à un bâtiment renaissance qu'à une forteresse médiévale. En consultant mon dictionnaire des châteaux forts de France, il est écrit : "Vas le visiter, chevalier". 

  Une échauguette sur culots

La découverte
    Depuis la route, la face Sud offre un mélange de styles. La haute courtine est percée de fenêtres à meneaux (dont la fonction n'est évidemment pas la défense). Cette architecture me donne à penser que le logis sera luxueux. La courtine est encadrée de 2 tours rondes :

- La plus petite coté Est me fait penser à une tour pour la desserte des étages, car elle semble peu habitable.
- Coté Ouest, la tour est très massive.

Était ce le donjon médiéval ?

 

Rapide analyse

   Sur 3 cotés, le château est protégé par un versant assez pentu. Cette caractéristique est classique pour une fortification médiévale (mon destrier avait bien vu ce détail).
  Pour mieux comprendre l'architecture de ce château, voici un plan réalisé par Pierre Barbier.
 

Je monte vers elle

   Il n'est pas nécessaire de sortir les cordes d'escalade pour monter sur le plateau. Une petite route monte vers le site. Un large sentier sans épineux  permet la découverte de la ruine. 

Quel choc !
 

Je ne montrerai pas toutVoila un panneau me donnant déjà du plaisir !

    Des ruines j'en ai visitées de nombreuses, je peux affirmer que celle-ci n'est pas "traditionnelle".

         Ne voulant pas vous la déflorer (hooo ), mon article ne vous décrira que des détails. Aucune photo montrera l'ensemble du site. Vous aurez ainsi la même surprise que moi si vos pas vous mènent dans ce village du Cantal.

 

Quelques détails défensifs
     Devant les vestiges de l'ancien portail, je suis accueilli par des "fentes de tir" du 15ème siècle surmontées de corbeaux devant être les traces de mâchicoulis (voir vocabulaire). Ce mélange d'époques architecturales est très harmonieux. 

 

    L'intérieur :

Première vision

     A l'Est, la basse cour est vide de bâtiment, mais sur le sol, quelques vestiges de pierres taillées (évier, angle de porte...) font monter l'excitation. Les surprises arrivent en franchissant une porte fortifiée.
   D'abord dans la petite tour, il y a un escalier en colimaçon desservant les étages. Évidemment, certaines marches manquent, mais la taille des pierres montre un travail soigné pour un seigneur sûrement important.

Est ce une porte ou une fenêtre ? 

La bâtiment principal

    Puis dans le bâtiment principal très lumineux (il est vrai qu'il possède de nombreuses fenêtres, mais c'est surtout l'absence de plafond et de toit qui apporte cette lumière) apparaissent une grande cheminée dans le mur Sud (Était ce la cuisine ?) et des cheminées de taille plus modeste mais à chaque étage sur le mur Ouest. Dans cette région de montagne, la chaleur est un élément de confort important.

 

Que de détails !

     Les pierres des portes des salles sont de belle facture, celle du niveau inférieur de la grosse tour ne fait pas exception. Avec précaution, j'entre dans la pièce. Elle comporte de nombreux gravas évidemment, mais surtout un plafond bien conservé.

Ce plafond ne vous rappelle-t-il pas celui de la salle basse du château de La Garde en Lozère ?

(voir descriptif de ce château)

  Avec un tel plafond, cette pièce ne devait pas être une salle d'apparat. Mon raisonnement est vite confirmé, au fond faiblement éclairées "trônent" des latrines.

 

Encore une découverte
   Après une petite "escalade" très facile, la pièce du dessus présente une nouvelle merveille : un plafond en croisée d'ogives. Au centre est posé un blason que je n'ai pas encore identifié. Une cheminée réchauffe cette pièce de vie.

Chaque pièce, chaque angle révèle une magnifique surprise.

Quel château !

 

C'est fini

  Mais le temps passe, le soleil se couche déjà et il me faut retourner vers mon destrier. Au sommet du mur du logis je contemple une dernière fois le paysage Cantalien.

Ressentez vous le même plaisir ?

 

 

Histoire du château :

* Au 9ème siècle, le lieu est cité dans un texte.
* Au 11ème siècle, il semble qu'un premier château soit construit sur le site par la famille Rochefort.
* Au 14ème siècle (en 1306 ?), Bertrand de Rochefort se livre à des actes de pillage. La justice Royale le condamne à mort et fait raser le château.
* En 1320, un "nouveau" château est construit.
* En 1374, Poncet de Rochefort d'Aurouze (fils cadet de la famille ?) devient évêque.
* Vers 1430, avec l'amélioration des armes et surtout l'invention des premières armes à feu, le château est modifié. Louis Ier de Courcelles fait construire la grosse tour avec fentes pour arquebuse.
* Au 16ème siècle, le château semble aménagé pour donner plus de confort à ses hôtes.
* Au 20ème siècle, le château appartient à la commune.
* En 1972, les ruines sont inscrites aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre est important.

 

Avec ses collines et ses rivières, les paysages du Cantal sont merveilleux !

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commentaires

michel 26/06/2015 16:54

Bonjour je reconstitue l'arbre de ma famille. Ma mère a habité dans le cantal dans les années 1930 a 1935 a cheylade et pas très loin dans un village ou un château en ruines qui surplombe village avec une légende, un trésor fus cacher, il me semble, que le nom et d'aurouze vous prouver peut être me renseigner merci

Le Chevalier Dauphinois 26/06/2015 20:08

Bonjour
* Ma documentation a plus été constituée pour les châteaux forts que pour les personnages.
* Je vais certainement avoir quelques problèmes pour vous aider.
* Je sais qu'à Cheylade il y avait un château médiéval dont il ne reste que des souvenirs.
* Proche, il y a le château d'Apchon, que je n'ai pas encore visité.
* Curieusement, j'ai peu visité et photographié le Cantal... Mais il y a tant à voir en notre beau Royaume (plus de 20 000 sites).
** Nota : Pour presque tous les châteaux, il y a le mythe du trésor et du souterrain. La réalité est autre. Les souterrains sont rares et ce n'en sont pas. Et de trésor, personne en a trouvé, pourtant il y a des milliers d'associations de sauvegarde qui creusent et consolide. Les légendes Urbaines sont nombreuses....

Nicolas 25/06/2014 09:30

Votre dévoué héraldiste vient de voir la très belle description de ce château.
Le blason sur la croisée d'ogives est celui de Louis de Courcelles.
Il se décrit comme suit: parti, mi-coupé, au canton dextre de chef de gueules à trois fasces d'argent chargées chacune de 3 losanges d'azur (qui est de Rochefort d'Aurouze); au canton dextre de
pointe d'or à 10 fusées en losange d'azur posées en fasce 5 &5 (qui est de Courcelles); au canton senestre d'azur, à la bande d'or, accompagnée de 6 coquilles d'argent placées en orle (qui est
d'Orlhac).
Héraldique ment votre.

Le Chevalier Dauphinois 26/06/2014 19:47



* Merci messire pour votre passage sur mon modeste blog de ruines et...


..... Pour votre prose décrivant le blason de Louis de Courcelles.



LUCIEN V. 05/02/2013 21:42

Merci de ta réponse, quoique un peu sybiline...!!
Je connais le chateau par COEUR,et, mes copains et moi, avions découverts les écuries,tout en dessous.
Malheureusement, elles étaient obstruées en un point, et on a abandonné les fouilles.On avait 10/11/12/12/13 ans.
Une autre fois, nous avons abattu un arbre génant, avec seulement nos pauvres petis couteaux.Mais il aurait pu tomber sur la façade, à l' intérieur du chateau, et ainsi mettre en péril les
habitations en dessous de l'édifice.
Et cette merveilleuse petite piece, au premier, avec sa croisée d' ogive, et son blason au milieu, époque Philippe Le Bel.( il y avait encore des traces de couleurs, car à l'époque de Ph.l B., tout
était peint). Il faut escalader le mur, en prenant prise dans les trous des pierres, avec parfois des ...serpents qui s'y cachent...
Puis, de "guerre" lasse, on a vieilli, laissé tomber pour d'autres chimères. Mais c'est et ce sera toujours MON CHATEAU, et bien sur le plus beau dans mon coeur.Et toi, Chevalier, peut-tu aussi
bien me le décrire??
Lucien

Le Chevalier Dauphinois 10/05/2013 07:44



Quelle magnifique histoire et quelles aventures !....


    Diantre voila des souvenirs de jeunesse qui marque à vie. Ma jeunesse fut bien différente car point de château il y avait dans ma période pré-ado.


  J'ai visité ce château il y a bien longtemps, à l'époque où la photo numérique n'existait pas encore. Immortaliser avec des diapositives coutait cher et je faisais attention à ne pas trop
en prendre lors de mes découvertes. De plus, les super-marchés n'existaient pas et peu de photographes de villes et villages avaient des pellicules diapos en stock (c'était l'époque du
clic-clac, merci Kodak" avec les instamatiques).


   Bien qu'ayant coché ce château sur ma carte, j'avais mis un "point d'interrogation" (car j'annote mes cartes) signifiant que "si j'avais le temps je pourrais le découvrir...
Mais il n'était pas dans ma liste des priorités durant ma semaine dans la région.


  Ce sont des travaux sur la route et une déviation qui m'ont fait passer à ses pieds. Je ne lui ai accordé que peu de temps, trop peu hélas, car avec le recul, je me suis aperçu que cette
construction est vraiment magnifique et encore vivante.


  J'ai été très surpris du confort de certaines pièces, de la rudesse d'autres, de la force (médiévale) de certains murs et de la fragilité (de la renaissance) d'autres
parois. Savoir que sous les débris accumulés au sol il y a certainement des salles magnifiques en dessous m'intrigue encore.


  Dernièrement, grâce au numérique, j'ai testé la photo panoramique-dynamique, nommée aussi 360x180. J'ai commencé à noter les châteaux qui pourraient faire l'objet de cette technique photo.
Dans ma liste il y a le château d'Aurouze, car ses volumes sont beaux, le panorama est magnifique et , comme il n'est pas très connu, il sera vierge de visiteurs. Je pourrai prendre le temps pour
chaque angle de vue (car cette technique est dévoreuse de temps).



Lucien 05/02/2013 16:44

C' est mon chateau...Mais je n'en ai jamais trouvé le trésor, pas faute de l'avoir cherché.Mon nom est gravé dans les pierres.C' est un lieu magique, et toute mon enfance est la.( c'est peut être
la le trésor...)Lucien V.

Le Chevalier Dauphinois 05/02/2013 20:46



Le trésor n'est pas toujours en pièces sonnantes, il peut être plaisir, joie, beauté ....



guynet vezon 09/10/2012 18:47

desole de vous presenter cette ruine mais ma maman en a refuser l'heritage , dans les annees 60 et c'est la commune qui gere cet heritage .
Ma maman et mon gd pere sont nes a Molonpize . Si vous avez des infos concernant la famille vezon ancienne proprietaire de ce chateau je fais des recherches sur ma famille , communiquez moi svp ce
que vous savez au sujet de ce chateau .
En fouillant dans les archives familiale je vous montrerai a quoi resemblait le chateau lorsque ma mere devait en heriter !!!
Merci d'avance
Bien a vous ,
Cordialement , Pascal

Le Chevalier Dauphinois 09/10/2012 20:32



  Ne soyez pas désolé, je ne "vie" que par et pour les ruines. D'ailleurs, dans mon blog, il n'y a pour le moment que 2% de châteaux entier. J'adore les ruines !


  Les quelques informations dont je dispose sont dans cet article. Par contre, j'ai 3 livres sur les châteaux d'Auvergne que je n'ai pas encore lus. Je vous promets de vous faire suivre les
informations si elles concernent votre famille.